L'affaire Arche de Zoé oppose de nouveau Paris et Ndjamena

Publié le par Hamid Kelley

RFI: Dans un courrier du 7 octobre adressé à la ministre de la Justice française, Rachida Dati, le Tchad demande l'exécution du jugement prononcé en décembre 2007 à l'encontre des membres de l'Arche de Zoé.

Le porte-parole du gouvernement, également ministre de la Communication du Tchad, Mahamat Hissène, a demandé le 17 octobre à la justice française de collecter les 6,3 millions d'euros de dommages et intérêts que les membres de l'Arche de Zoé avaient été condamnés à verser aux familles des 103 enfants victimes de l'organisation française. Cette déclaration fait suite à un courrier, adressé le 7 octobre, à la ministre française de la Justice, Rachida Dati, dans lequel Ndjamena demandait à Paris de faire exécuter la peine prononcée par les magistrats tchadiens.

Dans une décision rendue le 26 décembre 2007 à Ndjamena, les magistrats avaient en outre condamné les six Français à huit ans de travaux forcés. Transférés le lendemain en France, les six condamnés avaient finalement été gracié le 31 mars, par le président du Tchad, Idriss Deby. L'affaire de l'Arche de Zoé avait provoqué de vives tensions entre Paris et Ndjamena. Arrêtés en octobre 2007, alors qu'ils s'apprêtaient à emmener 103 enfants vers la France, les membres de cette organisation avaient affirmé vouloir sauver des orphelins du Darfour. Dans des propos recueillis par l'AFP, maître Olivier Desandre-Navarre, l'avocat de l'un des condamnés, a estimé que l'Etat tchadien n'a pas qualité pour demander l'exécution du jugement, mais que seules les familles des 103 enfants sont habilitées à le faire.

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