Les affaires à Abéché : Ceux qui s’en sortent

Publié le par Hamid Kelley

cefod: L’affluence de personnes d’horizons divers à Abéché a aussi ses côtés positifs. En plus des activités commerciales traditionnelles existantes, de nouvelles naissent, à l’instar des restaurants, des hôtels, mais aussi des associations.

Aujourd’hui, il se développe à Abéché de nouvelles activités commerciales. Parmi elles, certaines ont gagné en intensité. C’est le cas des gargotes qui se font une rude concurrence. Pour la plupart propriétés de ressortissants soudanais, ces lieux de restauration proposent des menus généralement locaux et peu variés. Ainsi, quelques coins de grillades de viande, dispersés à travers la ville, accueillent des hommes et des femmes qui aiment bien partager la chair rouge.

Des restaurants, au sens moderne du terme, viennent également de voir le jour. Deux d’entre eux sont régulièrement cités : le Restaurant chinois et Le Confort. Ces deux établissements présentent un cadre attrayant. Cependant, les services qu’ils proposent à la clientèle ne sont pas accessibles à toutes les bourses. Pour preuve, le premier sert le quart d’un poulet rôti à 6000 Fcfa, la nuitée à 60 000 Fcfa.

Des restaurants aux prix élevés

Le restaurant Le Confort, lui, est une initiative d’un groupe de Tchadiens. Situé dans la zone où sont établies les institutions internationales et autres organismes humanitaires, il séduit par son emplacement et la qualité de ses services. Sa clientèle est surtout constituée d’expatriés, de cadres tchadiens travaillant dans des ONG et les organisations internationales. Tout comme le restaurant chinois, Le Confort pratique des prix qui ne sont qu’à la portée des bourses moyennes. On y mange sur commande. « Nos clients appellent pour réserver leurs repas. Nous ne sommes pas cher par rapport à certains établissements hôteliers de la place. Le prix d’une carpe braisée varie de 6000 Fcfa à plus de 10 000 Fcfa. », dit un de ses responsables. Selon un employé, le restaurant est prisé pour ses mets et reste constamment sollicité pour les ateliers, séminaires et autres manifestations qui se déroulent à Abéché. « Ce sont ces rencontres qui nous rapportent le plus », reconnaît-il. Comme les affaires prospèrent, Le Confort envisage d’ouvrir une annexe à N’Djaména.

Des associations dynamiques

En dehors de ces lieux et de certains noms très connus sur le plan commercial tels que Tassa ou Fanié, toutes deux natives du Ouaddaï, d’autres figures non originaires du milieu font leur entrée dans ce cercle. Parmi les plus remarquées, on cite Douk Saga, Koussa, J.D, Latran., etc. qui s’investissent dans les secteurs de l’hébergement et de la vente d’alcool.

Un autre groupe, pour vaincre le stress, crée une activité ludique. Il s’agit d’un club des vétérans dénommé « L’entente ». L’idée est née d’un employé de l’Unicef qui a d’abord réuni un cercle restreint autour des matches de football les week-ends. Progressivement, des jeunes travaillant dans les ONG sont venus grossir l’effectif. Le cercle s’est par la suite structuré en mettant en place ses statuts et un règlement intérieur. Il élit son bureau au cours d’une assemblée générale. « Depuis lors, nous sommes devenus une association apolitique. L’adhésion se fait à 10 000 Fcfa. La cotisation mensuelle pour chaque membre est fixée à 5 000 Fcfa. A long terme nous voudrions apporter notre aide aux démunis d’Abéché », précise un membre fondateur. A l’occasion du 48ème anniversaire de l’accession à l’indépendance du Tchad, L’Entente a organisé une soirée récréative pour collecter des fonds en vue de réaliser ses objectifs.

Laoro Gondjé

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