les chefs des cantons marfa et madjobok ont regagné l'UFCD

Publié le par Hamid Kelley

les chefs des cantons marfa et madjobok refusent de collaborer avec deby

 

ABDELDJELIL TAHER ABDELDJELIL ET MAHAMAT MOUKHTAR AHMAT ONT REGAGNE L’UFCD

 

 
















L’étau se resserre chaque jour un peu plus sur le dictateur de N’djaména. Les signes du debut de la fin de l’ère sombre debyenne se multiplient à la vitesse de la lumière. Les Tchadiens prennent massivement le maquis et l’administration débyenne se réduit comme une peau de chagrin.

 

La dernière défection en date des dignitaires est celle du chef du canton Marfa et celui du canton Madjobok dans le Département de Ouara. Abdeldjelil Taher Abdeldjelil et Mahamat Mouhktar Ahmat ont basculé dans le camp de l’UFCD à la tëte d’un groupe important. Ils ont vooulu ainsi sauver leur dignité de chef traditionnel mise à rude épreuve par des hommes de main de Deby..Saafi Abakar, Médecin de son Etat, l’officier Abdoulaye Abderahim et le Conseiller et Khalifa du  chef de canton Marfa, Alkhatim Abakar font partie du groupe.

 

 Nous avons eu un entretien à bâton rompu avec le chef du canton Marfa. Le tableau qu’il brosse de la situation socile, économique et sécuritaire est pour le moins sombre. Selon Abdeldjelil, les Tchadiens croupissent sous une dictature implacable. Deby a fait main basse sur les ressources nationales et les populations sont abandonnées à leur triste sort. On note une absence totale de politique sociale. Les citoyens triment dur pour joindre les deux bouts. Les jeunes sont obligés d’abandonner leurs études pour se livrer à des travaux domestiques. Ce phénomène est perceptible dans toutes les villes du pays en général et à N’Djaména en paticulier.

 

Les mouvents pendulaires de ceux qu’on appelle les fonctionnaires de la Rue de 40 mètres constituent une honte pour le pays. La Rue de 40 mètres traverse les quartiers  Nord de la capitale occupés par les nouveaux riches. Cette classe est constituée essentiellement des membres de la famille de Deby et d’un groupuscule à la conscience facile qui font fi de la chose publique.

 

Des générations entières sont ainsi sacrifiées par un système anachronique. Au moment où l’écrasante majorité de la population tire le diable par la queue pour survivre, Deby distribue de façon ostentatoire des sommes faramineuses d’argent aux membres de son clan. Ces opérations ruineuses pour la République ont émaillé le mois du Ramadan passé par le Dictateur dans l’Ennedi.

 

Le chef de canton Marfa lève un coin de voile sur la façon dont le dictateur se prend pour briser toute harmonie entre les différentes communautés. Il donne un témoignage sur les origines de la crise intercommunautaire dans le Département du Dar Sila. C’est Deby qui a allumé le feu dans cette partie du pays entre les diffrérents groupes communautaires. C’est lui qui a distribué des armes et incité les gens à s’entretuer. Aujourd’hui, les zones qui grouillaient de vie dans le Dar Silah n’offrent plus qu’un spectacle de désolation.

 

Le mal créé par Deby dans le Sillah n’est qu’un exemple parmi tant d’autres problèms créés par le dictateur. Il n’est pas rare de voir des véhicules bourrés d’hommes armés jusqu’aux dents faire irruption dans des villages pour prendre en chasse les paisibles citoyens. Ces éléments armés ont la mission de semer la terreur et réduire les gens à la soumission. Au cours de ces opérations, les jeunes sont torturéss, les femmes violées, les vivres emportés ou détruits. Ceux qui tentent d’opposer une résitance sont abattus. Dans certaines zones ces éléments de la milice de Deby entretiennent des troupeaux qu’ils font paître dans les champs des autochtones. Les chefs traditionnels soupçonnés d’être proches de la rebellion sont arrêtés, battus,humiliés.

 

Le chef de canton Marfa affirme que l’atmosphère est invivable. Aucune institution ne fonctionne et ceux qui osent lever le petit doigt pour dénoncer les faits sont traités de rebelles et soumis aux supplices les plus cruels. Le système repressif du dictateur est passé de la phase des menaces à celle des tueries. Les assassinats des officiers de sa propre armée en 2006 et ceux plus récents des personnalités politiques dont Ibni Oumar Mahamat Saleh illustrent parfaitement le propos du dignitaire.

 

Dans le domaine économique, Abdeldjelil qualifie la siutation de chaotique. L’écononmie nationale est caractérisée par la morosité et la banqueroute précise-t-il. Les petites et moyennes entreprises ont cessé même d’exister. Pour casser les opérateurs économiques,Deby et son réseau familial font entrer des quantités importantes de marchandises selon des circuits dont eux seuls connaissent les arcanes. Les commerçants qui veulent exercer vaille que vaille leurs activités sont obligés de passer par des membres de la famille du dictateur. Les appels d’offre sont ignorés. Les marchés sont octroyés en catimini et les gens se partages les gains. La désillusion est totale dans toutes les couches socialest. Selon le chef de canton Marfa, l’on ne peut que se révolter contre  ces pratiques qui dénotent de l’inexistence d’un Etat de droit..

 

Abdeldjelil en appelle à sa population et à l’ensemble  des Tchadiens meurrtis de se démarquer du régime dictatorial de Deby. Il demande à ceux qui ne peuvent échapper aux griffes de leurs bourreaux de garder espoir, car la fin de la dictature est proche.

 

Propos recueillis par Djédé Kourtou Gamar

 

Contacts : ufcdcommunication@yahoo.fr

Commenter cet article