La délégation du Comité international de la Croix-Rouge (CICR) au Tchad se prepare d'avance a une guerre à N'Djamena en cas d'afflux massif de blessés de guerre.

Publié le par Hamid Kelley

Tchad: séminaire sur la chirurgie de guerre à N'Djamena

N'Djamena (CICR) - La délégation du Comité international de la Croix-Rouge (CICR) au Tchad a organisé un séminaire sur la chirurgie de guerre à N'Djamena, les 4 et 5 novembre

Environ 40 chirurgiens et praticiens civils et militaires exerçant au Tchad y ont participé. L’objectif principal était non seulement de les sensibiliser à la spécificité de la chirurgie de guerre, mais aussi de faciliter l'élaboration d'un plan d'urgence de prise en charge hospitalière en cas d'afflux massif de blessés de guerre.


Au cours de ce séminaire, l'équipe médicale du CICR a eu l'occasion de faire part de ses expériences dans divers domaines, tels que les techniques adaptées à la chirurgie de guerre, ou la prise en charge et le triage des blessés; il a également parlé des règles du droit international humanitaire qui régissent l'accès aux soins en temps de guerre.

« Les blessures infligées par les armes de guerre sont particulières et causent des traumatismes spécifiques. Elles nécessitent une prise en charge urgente sur le champ de bataille, puis un traitement chirurgical approprié, » explique Anne-Claude Rossier, la coordonnatrice médicale du CICR au Tchad. « Ces techniques de la chirurgie de guerre ne sont généralement pas enseignées dans les écoles de médecine. En outre, dans les situations de conflit armé, les capacités des structures médicales sont le plus souvent limitées. Nous insistons donc sur la nécessité d'utiliser des techniques simples, efficaces et éprouvées afin de sauver des vies, de réduire les séquelles invalidantes et d'atténuer les souffrances des blessés de guerre ».

Les participants, civils et militaires, ont témoigné d'un grand intérêt pour ce séminaire, qui répond à un réel besoin au Tchad. Ils ont pris part à ce forum pour mettre en commun leurs questions, leurs difficultés et leurs expériences. L'importance d'une telle formation a été démontrée en décembre 2007, et surtout en février 2008, lors d’affrontements à N'Djamena, où le fonctionnement des principales structures sanitaires de la ville a été fortement perturbé. Le CICR a mobilisé deux équipes chirurgicales qui ont collaboré avec la Croix-Rouge du Tchad afin d'assurer l'évacuation des civils et des combattants blessés vers les structures médico-chirurgicales de la ville, ainsi que leur prise en charge dans les meilleures conditions possibles.

Le CICR est présent au Tchad depuis 30 ans, où il coopère étroitement avec la Croix-Rouge du Tchad. Ses activités consistent essentiellement à protéger et à aider les personnes déplacées, détenues, blessés ou touchées d'une manière ou d'une autre par le conflit armé interne et d'autres formes de violence, ainsi que par les conséquences de la situation au Darfour. Actuellement, le CICR dispose de 270 collaborateurs au Tchad, locaux et expatriés, qui sont actifs dans différentes régions du pays.

Informations complémentaires :
Catherine Deman, CICR N'Djamena, tél. : +235 2520 316
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BAHAI 14/11/2008 00:00

Moi en tout cas le seul truc ke j'aime, cè leurs femmes...elle sont...

AMI_DES_DAZAGREY 12/11/2008 13:26

Sougou Ogouzé Wagnami est tres objectif dans ses propos tout comme Nokouri, je les en felicitent, concernant ls autres essayé d'apporter une argumentations valable et edifiante dans ce que vous dites et on pourra echanger sans s'insulter ou autres, je pense que pour liberer le pays il faut d'abord qu'on se libère nous meme de certaines mauvaises pratiques. A bientot et sans aucune rancune, discutons

dehingueh Nouma 12/11/2008 13:02

Mon frère, ta haine est aveugle et injustifiée. Je t’avais dit mon frère et tu m’as répondu par des insultes. Allez y insulter moi, Nouri, AN, Soubiane et tout le monde comme vous en tirez plaisir. Il me semble que c’est devenu ta seconde nature. Merci de toute façon de tes insultes.

Sougou Ogouzé Wagnami 12/11/2008 09:09

excuse-moi tu disais dehingueh nouma mais je l'ai pris autrement. tu aurais pu dire doumournouma. je l'aurais tout de suite compris. Mais la premiere orthographe est presque irrealisable. oui Dehingha ou doumour c'est la meme chose pour dire frere. toutes mes excuses pour cette meprise orthographique.

Sougou Ogouzé Wagnami 12/11/2008 03:53

oui dehingueh Nouma ton rectum a toi ressemble plutot a celui du Tiguil. Oui nous pouvons discutez a propos de ma haine. Quand je grandissais j'etais entouré des enfants tchadiens de tous les horizons du Tchad. Mais le tchad de 1979 a 1990 n'est plus celui-la que j'ai connu antan. Ramenez-moi Kamroh Dilla, Aché Dago, Moussa Basile, djamtoloum Bandeloum, jean Bandit, Allafi, tous ces tchadiens occis pour qu'on soit sur une meme table de negociation. Alors cela est-il possible?