L’Accord du 13 août tend vers sa mort

Publié le par WALDAR

L’Accord du 13 août en question

Cefod: ‘‘Il faut une volonté politique pour exécuter l’Accord du 13 août’’, estime Salibou Garba, ‘‘Nous, nous n’exécutons pas. Le Comité de suivi ne prépare pas les lois. Il n’a pas une administration pour aller faire le recensement démographique. Le Comité de suivi propose, cependant c’est le gouvernement qui agit avec l’Assemblée nationale pour ce qui est des lois. Donc les partis politiques ne peuvent pas porter la responsabilité du retard’’, se défend-t-il.

‘‘Le Comité de suivi est une coquille vide’’, affirme Mahamat Absakine, président du Parti du Peuple pour le Changement (PPC), dans les colonnes du Progrès. Accusant la majorité présidentielle de remettre en cause ledit accord, le leader du PPC constate par ailleurs que ‘‘sous prétexte d’assurer la cohésion gouvernementale, les membres signataires de l’Accord du 13 août, devenus ministres, brillent par une léthargie, qui met à mal la mise en œuvre effective de cet accord’’. Alors que les élections sont attendues dans moins de trois mois, la Commission Electorale Nationale Indépendante et celle chargée du Recensement électoral ne sont pas toujours créées, constate le PPC, avant d’ajouter que le nouveau découpage des collectivités administratives reste une illusion politique et la démilitarisation des rouages de l’administration va à contre-courant avec la nomination des militaires à la tête des unités administratives.

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