Gestion réglementée des pesticides au Cameroun et au Tchad

Publié le par WALDAR

Le Cameroun et le Tchad sont les seuls pays à avoir réglementé la gestion des pesticides au sein de la Communauté économique et monétaire d'Afrique centrale (CEMAC), a indiqué à la PANA le secrétaire permanent du Comité inter-Etats des pesticides d'Afrique centrale (CPAC).

Selon Bouato B. Benoît, la structure dont il a la charge, créée il y a environ un an, a déjà réalisé une étude sur l'état de lieux des pesticides dans les pays membres de la CEMAC et travaille à renforcer les connaissances de ses experts en vue de la mise en place d'un dispositif pour une homologation commune des pesticides.

Il a indiqué que l'étude montre que seuls le Cameroun et le Tchad, les deux pays où l'agriculture est intensive, ont une gestion réglementée des pesticides, les autres se contentant parfois d'utiliser des pesticides homologués au Cameroun ou ailleurs

"On relève parfois, par-ci ou par-là, des pesticides interdits en circulation au Cameroun et dans la zone CEMAC, mais ce n'est pas alarmant. Nous ne sommes pas à l'abri de ce phénomène qui est planétaire comme l'est la circulation de faux médicaments, des fausses monnaies, des drogues, des contrefaçons de tout genre d'autant plus que nos frontières sont très poreuses", a dit M. Benoît, ajoutant que le Cameroun a mis en place un dispositif pour réprimer cette activité mais que ce dispositif ne peut être opérationnel au-delà des frontières de ce pays.

Expliquant que des solutions seront trouvées à ce problème dans l'espace CEMAC, il a annoncé que les pesticides obsolètes qui se trouvent en petits stocks dans la sous-région et qui sont bien circonscrits et contrôlés feront bientôt l'objet d'une destruction dans le cadre d'un projet de l'"African Stockpliles Programm "(ASP).

L'objectif du projet ASP, qui dispose d'un budget d'environ 250 millions de dollars US, est de proposer une solution durable à l'élimination des 50.000 tonnes environ de stocks de pesticides périmés accumulés au cours des quatre dernières décennies à travers tout le continent africain.

Il opère actuellement en Afrique du Sud, en Ethiopie, au Mali, au Maroc, au Nigeria, en Tanzanie et en Tunisie, dans le cadre de sa première phase.

pana

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