Avec l’élection de Barack Obama, les USA, de grand Satan, sont devenus le pays de tous les rêves et pour certains politiques et associations

Publié le par WALDAR

La barackobamania

Avec l’élection de Barack Obama, les USA, de grand Satan, sont devenus le pays de tous les rêves et pour certains politiques et associations : rasine Kaf, le CRAN (Conseil représentatif des associations noires) un modèle de démocratie, les poussant à psalmodier « We can do it » et à réclamer que la France applique une politique de discrimination positive c’est-à-dire qu’un Noir puisse occuper de hautes fonctions uniquement parce qu’il est Noir. Il convient de noter que : 1) Pendant toute sa campagne électorale, Barack Obama s’est toujours présenté comme un « citoyen américain » et non comme un membre d’une communauté « afro-américaine » ou musulmane. 2) Si son histoire familiale commence comme un conte de fées avec la rencontre d’un étudiant noir kényan et d’une jeune Américaine blanche (qui, à lire la presse people, partagerait une filiation avec le roi Edouard Ier d’Angleterre et donc avec le roi de France Jean le Bon), elle va se poursuivre d’une manière quelconque avec une séparation au bout de trois ans, le père retournant vivre au Kénya où il finira ministre donc avec un pouvoir d’achat certain, la mère et l’enfant s’en allant vivre aux USA où Barack, après avoir fréquenté les meilleures écoles puis la prestigieuse et coûteuse université de Harvard, se fera élire sénateur. Sa réussite, Obama ne la doit qu’à son mérite, à ses compétences et non à une quelconque discrimination positive. Ce qui distingue les États-Unis de la France est que les États-Unis admettent sur leur territoire le communautarisme c’est-à-dire la juxtaposition d’individus qui prétendent appartenir à des communautés différentes et vouloir garder leurs habitudes de vie, leur conception de la société, de la famille et même leurs lois. Par contre, la France a fondu tous les peuples qui y vivaient en une « communauté nationale française » obéissant aux mêmes lois, partageant la même culture, la même histoire et à laquelle tout immigré demandant la nationalité française doit s’intégrer. A la Réunion, l’esclavage qui avait fait entrer des hommes et des femmes d’ethnies et d’origine géographique différentes, qui ne parlaient pas la même langue et qui n’avaient pas les mêmes coutumes, a été aboli en 1848. Il est intéressant de lire certains discours prononcés à cette occasion. Celui de Sarda Garriga prononcé le 15 octobre 1948 : « Quand cette terre, si éminemment française, ne portera plus d’esclaves, elle formera, j’en ai l’assurance, dans la grande unité nationale, un département d’outre-mer, gouverné par les lois générales de la métropole » (discours prémonitoire n’est-ce pas !). Celui de Gustave Manès, maire de Saint-Denis, prononcé le 13 novembre 1848 : « Il n’y a plus aujourd’hui, ni Blancs ni Noirs ; il n’y a plus que des citoyens ». La France doit-elle prendre exemple sur les États-Unis ? Certainement pas, car elle n’a pas attendu 2008 pour reconnaître les mérites de ses citoyens noirs et j’aurai pour preuve : Gaston Monnerville, président du Sénat et donc deuxième personnage de l’État, Léopold Sedar Senghor, Félix Houphouët-Boigny, qui ont été ministres sous la VIe République, Félix Eboué qui a été gouverneur des colonies et qui rallia le Tchad à la France libre en 1940 et tant d’autres.

Docteur Gilbert Gérard

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