Les frères du soldat-Deby sont entrés dans la crise

Publié le par WALDAR

En désamour avec  la famille présidentielle, le commandant adjoint de  la Garde Républicaine génère une onde de choc qui secoue toute l’armée. L’arbitrage de Deby sollicité. 

Au palais présidentiel ; ça trinque encore. Commission de liquidation de l’après – fête de l’accession au trône. Dans les casernes à N’djamena,  la grogne gagne les troupes. Les Itno jubilent  leurs 18 années de pouvoir alors que la  Garde Rapprochée  joue la sentinelle. Le clan- organisateur s’endort dans les voluptés du palais Rose.

Furieux, Tahir Erda fidèle soldat de Deby est  entré  dans une dissidence qui ne dit pas son nom. Le commandant adjoint de la GP est en froid avec Abderahim Bahar Itno.

Mystère, le haut gradé n’a pas signifié officiellement l’objet de son mécontentement à sa hiérarchie. Dans les cercles d’officiers supérieurs, des informations font état d’un ras-le bol du Commandant de la GR. De sources militaires,  on apprend que Tahir Erda est en fronde contre les Itno. Le cercle des privilégiés qui sillonnent les allées du pouvoir refusent de prendre  les armes  dans la perspective d’un affrontement direct  entre la milice de Deby et la coalition des rebelles.

Le schisme Bahar Itno-Erda traduit la déliquescence des rapports entre l’armée démotivée et les proches de Deby placés aux commandes des troupes de N’djamena.

Acte de solidarité ou hasard ? 5 Commandants des régions, crème de la milice  présidentielle ont refusé de conduire les troupes sur les premières lignes du front de l’Est,  théâtre de futurs combats entre la soldatesque du despote et les rebelles unis.

L’hémorragie et les désertions dans les  rangs de l’armée fragilisent le régime militaire  aux abois. Des généraux et « consultants de guerre » français  ont entrepris des pourparlers avec les soldats. Des espèces trébuchantes et des promotions ont été exhibées au bout des deux jours de tractations.

IDI a donné des injonctions fermes  à son neveu Bahar : «  Eteindre la grogne et ramener les gradés de la GR à de meilleurs sentiments ; sinon tu conduiras toi-même les hommes au champ de batailles ».

Les frères du soldat-Deby sont entrés  dans la crise qui traverse la grande muette. « Bahar, tu as intérêt à ne plus semer la zizanie »,  invective d’un oncle Itno. La famille présidentielle veut  ainsi  sauver un des leurs des sueurs froides du front de l’Est.

Mot d’ordre en circulation dans les casernes : « Sans Bahar Itno en tête des troupes, aucun soldat au combat ».

Imbroglio.  Deby est furieux. Sacrifié le neveu ? Les Debystes retiennent leur souffle.

 
Par D.L de Ndjamena-matin

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