Tchad : le pouvoir et l'opposition politique divergent sur le code électoral

Publié le par Waldar

Xinhua- La Coalition des partis pour  la défense de la Constitution (CPDC) a déclaré que le texte du  code électoral adopté mercredi par les députés du parti  présidentiel a modifié certains termes de l'accord signé le 13  août 2007, notamment ceux qui concernent le vagabondage politique, l'achat des élus d'un parti par un autre, a rapporté ce jeudi la  radio Africa N°1. 

     "L'accord du 13 août 2007 dit que tout élu local ou national  qui changerait de parti politique verrait son mandat invalidé", a  déclaré Saleh Kepsabo, porte-parole adjoint de la CPDC, "cette  disposition a été adoptée par tous après une âpre discussion mais  aujourd'hui, elle n'est plus là". 

     "Nous croyons qu'il est temps de moraliser les politiciens afin qu'on mette fin à ce vagabondage politique où les uns et les  autres sont généralement sollicités par le parti au pouvoir contre de l'argent", a-t-il poursuivi. 

     "Une pratique qui vide les partis de l'opposition de leur  substance. Il faut arrêter cette hémorragie. Nous pensons qu'il  faut sanctionner cette pratique par un texte et nous étions  effectivement tombés d'accord là-dessus. Tout cela a été enlevé  par nos collègues du parti au pouvoir, ce qui est une atteinte  grave à l'accord du 13 août laborieusement élaboré pendant des  mois, par les acteurs politiques", a rappelé M. Kepsabo. 

     Pour le pouvoir de N'Djamena, les parlementaires n'ont pas  accepté être prisonnier d'une appartenance politique, d'où leur  décision de modifier cette disposition. 

     "Le mandat impératif est en contradiction avec la Constitution  et nous avons dit que nos allons appliquer tout quant cela ne  viole pas la Constitution. Honnêtement', a déclaré Mahamat  Hisseine, ministre de la Communication et porte-parole du  gouvernement. 

     Le texte de l'accord signé le 13 août 2007 entre le pouvoir de  N'Djamena et l'opposition politique sous l'égide de l'Union  africaine, prévoyait également un nouveau recensement électoral,  le report des élections de 2007 à 2009, l'entrée de l'opposition  au gouvernement et des avantages aux partis politiques.

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