Tchad:Souvent minés par les conflits internes, les huit plus grands mouvements rebelles tchadiens ont fondé le 18 janvier l'UFR avec comme objectif de "renverser le régime d'Idriss Deby Itno".

Publié le par Waldar

Le gouvernement tchadien a accusé lundi le Soudan de continuer à soutenir les rebelles tchadiens en affirmant que Khartoum a participé à la création le 18 janvier de l'Union des forces de la résistance (UFR), qui réunit toutes les principales factions rebelles.

"Le gouvernement tchadien prend à témoin l'opinion nationale et internationale de la forfaiture que vient de commettre le Soudan à travers sa tentative de colmater les rangs de ses affidés", selon un communiqué transmis à l'AFP.

 

"C'est au bout d'une longue et pénible réunion organisée à Khartoum qu'a été annoncée une nouvelle composition (l'UFR, ndlr) destinée à déstabiliser le Tchad", affirme le gouvernement.

"Cette nouvelle alliance créée au forceps confirme la poursuite au grand jour par le régime de Khartoum de ses entreprises contre la paix au Tchad, en violation des engagements pris à Dakar, à Asmara, à Tripoli et à N'Djamena devant les pays frères et voisins et devant l'Union africaine (UA)", poursuit-il, en référence à différents accords signés.

N'Djamena, qui affirme qu'il "ne se laissera pas surprendre par des telles manœuvres", compte sur la "prompte réaction des chefs d'Etat médiateurs notamment du groupe de contact, de l'UA et de l'ensemble de la communauté internationale pour couper court aux préparatifs belliqueux de Khartoum", conclut le communiqué.

Souvent minés par les conflits internes, les huit plus grands mouvements rebelles tchadiens ont fondé le 18 janvier l'UFR avec comme objectif de "renverser le régime d'Idriss Deby Itno". C'est la première fois qu'autant de mouvements sont réunis dans la même structure, présidée désormais par Timan Erdimi.

Les négociations préalables ont duré près de cinq mois et ont lieu au Soudan. La fondation de l'UFR a officiellement eu lieu à Hadjer Marfain, ville qui se trouve à cheval sur la frontière entre le Tchad et le Soudan et porte le même nom dans les deux pays.

Le Tchad et le Soudan s'accusent mutuellement de soutenir des rébellions chez leurs voisins. Chaque pays s'est engagé à plusieurs reprises notamment lors d'accords signés "à Dakar, à Asmara, à Tripoli" à ne plus financer ou soutenir de mouvements rebelles.

Le Soudan est considéré par de nombreux observateurs comme le principal bailleur de fonds et soutien des rébellions tchadiennes.


AFP, Le Monde

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