Tchad:« La faim, nous avons faim, il n’y a pas de charbon, pas d’eau, pas de mil, sortez pour exprimer votre colère », des mots scandés par la population pour protester contre la cherté de la

Publié le par Waldar

La population de la ville de Sarh réagit ce mercredi 21 janvier 2009, à la crise sociale qui sévit dans la région du Moyen Chari. A l’appel du Syndicat des Enseignants du Tchad, SET, elle a massivement participé à l’opération tintamarre de 5H30 à 6H30 et aux trois journées sans engin, sans sucre et sans alcool entamées ce matin.

« La faim, nous avons faim, il n’y a pas de charbon, pas d’eau, pas de mil, sortez pour exprimer votre colère », des mots scandés par la population pour protester contre la cherté de la vie dans les différents quartiers de Sarh. Il s’agit en fait de l’opération tintamarre lancée par la section départementale du Syndicat des Enseignants du Tchad, SET.

Conformément à l’appel, les habitants de la ville frappent au même moment et pendant une heure sur tout objet métallique pour protester contre la vie chère. L’on écoute sur toutes les lèvres « qu’il est anormal que les commerçants augmentent comme ils entendent les prix des produits de première nécessité sans que les autorités ne bougent le petit doigt pour les obliger à maintenir les prix. Nous avons à faire à des commerçants qui sont plus forts que l’Etat. »

Dans son évaluation, MADJIRANGUE NEDJIMADINAN, le secrétaire général du SET départemental du Barh Koh trouve que l’opération tintamarre est un succès sans précédent. Tous les quartiers ont résonné de toute part, même dans certaines parties du quartier résidentiel.

Un autre fait difficile à comprendre, c’est le sucre fabriqué à 25 kilomètres de Sarh qui se vend à 900 francs le paquet, alors que le même sucre se vend moins cher à Moundou ou à N’Djamena. Il y a donc un système de monopole que pratiquent les commerçants de la région du Moyen Chari pour appauvrir les consommateurs.

Depuis quelques jours, le litre d’essence se vend à 1000 francs et le sac de ciment à 12 mille francs. Alors que le gouvernement vient d’interdire le charbon de bois et la fabrication des briques cuites. Il faut noter que la crise sociale à Sarh, rend désastreuse la vie des habitants.

HOÏNATHY NOUBATAN


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