Tchad:Inextricabilité d’une situation saupoudrée par quelques propositions

Publié le par Waldar



Et si l’on essayait  de se dépouiller de nos de nos égo respectif et   placer de facto l’intérêt supérieur  de notre nation à l’avant.


Et Si nous regardons avec une oeuillere lucide, on se rendra systématiquement compte que tous les acteurs du jeu politique Tchadien ont préalablement leur part de responsabilité dans la désescalade actuelle mais bien sûr a des degrés divers. Lorsque nous affirmons que tout le monde a sa part de responsabilité, la logique nous impose aussi d’être sélectif et ne pas jeter dans une même piscine des personnes qui savent nager et celles  qui ne savent pas.

Nous saluons aussi  sans les nommés bon nombres de nos intellectuels qui interviennent de temps à autre sur la toile pour attirer notre attention quant au risque que court notre pays du fait des turpitudes de certains d’entres nous. Si nous ne regardons pas seulement la partie émergée de l’iceberg nous remarquerions sans nul doute que le feu couve sous la cendre.

Le silence radio observer par les différentes parties en conflit  au Tchad ces  derniers jours n’est pas moins révélateur des signes avants coureurs d’une lapalissade qui ne dit pas son nom.la logique guerrière jusqu’auboutiste et dévastatrice des uns plane a l’horizon le plus proche possible , si l’on considère avec exactitude les donnes du moment. Posons nous néanmoins cette question : pourquoi il n’ya que ceux qui se sont habitués  à réclamer ou imposer leur dits droits et points de vues par la force qui sont les plus audibles, les plus médiatisés et les plus respecter par rapport aux exigences qu’ils véhiculent ?

Pourquoi, la plus grande partie de la population, celle qui contemple la mine des mauvais jours, celle qui se débatouille dans la gène d’un lendemain meilleur, celle qui est sans voix et celle qui subit au quotidien la Chappe de plomb n’est  elle pas écouter ?

Pourquoi et comme l’a souligné également un compatriote dans une glose sur le net récemment  que  le conflit intergénérationnel qui sévit aujourd’hui au Tchad étouffe et tue dans l’œuf toutes les chances de voire émergé une nouvelle classe dirigeante jeune et épris de paix ?toutes ces questions demeurent posées.

Pour revenir à l’actualité phare du moment, on ne peut faire abstraction de ce qui se trame pour notre pays ces dernières heures. Notre pays subit actuellement les avanies de ces fils, les algarades et remontrances de ces voisins et surtout l’ingérence négative du pays qui nous a colonisés.

Cette guerre du Tchad qui a déjà engloutit des milliards de CFA et épanché le sang de milliers de personnes, a au bout du compte des conséquences fâcheuses sur le devenir de notre pays.

« La guerre (ne)se laisse (pas) manier selon (les)désirs (des hommes), mais bien plutôt a la guerre  les hommes sont le jouet du destin »constatait lucidement, il y a deux mille ans, Thucydide. Nous faisons de ce constat  référence en disant que la guerre à l’est du Tchad illustre admirablement ces propos.

On ne cesse aussi de constater qu’aujourd’hui au Tchad les difficultés s’amoncèlent, le poids financier de la guerre  s’alourdit, les contestations parfois effarantes s’aggravent et enfin les grèves des agents de la santé et de l’éducation pourtant secteurs primordiaux d’une nation éclatent : tous ces éléments qui se déchainent mettent en danger les assises même de notre Etat.

Nous demandons à ce que cesse le soutien de notre pouvoir aux groupes rebelles du Darfour qui a trop durée, c’est la meilleure solution à notre avis. Ce soutien est d’ailleurs plus lourd politiquement et même financièrement  pour le Tchad. Ce dernier qui se débat dans une crise politique et économique interne la plus scabreuse de son histoire. 

« le  Tchad( n’est il pas ) ,aujourd’hui  selon les propos de George bataille, couvert de maux comme un homme est  couvert de plaies » ?Est ce que la paix est possible ?nous répondrions présomptueusement par  l’affirmative. Mais nous espérions aussi à ce que la paix et la stabilité cesseraient enfin d’être un mirage pour certains de nos compatriotes les plus sceptiques.

Les propositions ci après peuvent nous aider  complémentairement bien entendu à trouver les portes de sorties adéquates si j’ose m’exprimer ainsi  à la crise qui secoue notre pays en ces moments:

-Tout d’abord  l’arrêt immédiat et sans condition de la guerre et la mise sur pied d’un cesser le feu permanent.

-nous proposons aussi la reforme de notre armée, ce qui nécessite sa réorganisation en substituant une nouvelle hiérarchie instruite à la précédente, compromise dans les tentatives de coups d’Etat, de révolte et de rébellion cyclique.

-Ensuite le réaménagement du champ politique. Or  à cet égard, l’ « unanimité nationale »de tous les acteurs politiques autour d’un même consensus et par-dessus tout autour de notre nation meurtrie par une longue succession de crises répétitives ouvrirait de nouvelles perspectives qu’il faut exploiter pour débloquer tous les blocages et sauver le pays du sous développement  voire du mal développement.

-La dernière proposition et non de moindre est celle de mettre en place des politiques pouvant débarrasser le peuple tchadien « des ethnismes »et du clanisme aveugle qui le ronge malheureusement.

Nos institution pourtant au comble de leur impuissance, mais sûr de leur droit, pensent  certainement que par la guerre, elles peuvent récupérer et asseoir leur légitimité sans coup férir. Parallèlement, alliant et alternant charme et menace, les différents groupes rebelles  tentent de contraindre à  défaut de convaincre l’opinion nationale et dans une moindre mesure international qu’excepter la logique militaire il ne peut y avoir changement. N’y a-t-il pas ici peine perdue ?

Nous nous inscrivons en antagonisme par rapport à cette vision réductiliste des choses et disons que la paix et la légitimité ne peuvent s’acquérir par la guerre. Aucun argument quelque soit sa nature ne peut justifier le recours aux armes pour imposer ses visions politiques. Nous sommes incontestablement opposés à la guerre du fait qu’elle menace notre pays par le déchirement et le désordre qui conduisent eux inéluctablement vers la  régence de la loi du plus fort.

Encore nous revenons à la charge comme précédemment en nous inscrivant en faux par rapport a cette règle injuste qui veut que le mérite va toujours à ceux qui prennent les armes et parient leur vies en considérant les autres comme des moutons.

Eut égard aux éléments succincts ci-dessus cités nous pouvons dire que les frères intellectuels « neutres » peuvent être en droit de renvoyer dos à dos les belligérants en conflit ouvert au Tchad ; ces derniers qui ne  cessent de faire miroiter au citoyen d’en bas des rêves qui habillent leur propres desseins personnels.

Il m’arrive souvent de me poser cette question :

Pourquoi de nombreux citoyens depuis les indépendances furent sacrifiés sur l’autel d’intérêts politiques purement personnels ?ce beau et cher pays large comme nous le savons d’1.284.000km et d’à peu prés 7millions d’âmes est en effet depuis plusieurs décennies déjà le foyer incandescent de guerres fratricides, croisés et inextricable ?

Quand aux acteurs étrangers de la crise tchadienne notamment la France, la Libye et le soudan, a supposé qu’ils ont eues leur part d’intérêts  géopolitiques, que n’eut il, lui aussi, « le citoyen simple d’en bas »son dû de quelques espoirs de développement. « Des espoirs pour l’instant éventré. »

Le Tchad, cette nation fragile portant encore les stigmates ethniques, ne peut s’affranchir du sous développement qu’en s’opposant par ces filles et fils  à la guerre et en unissant toutes ces forces encore vives. Essayons chers compatriotes  surtout ceux qui interviennent intellectuellement et sans insinuation aucune de réclamer sans cesse par des moyens ingénus le dialogue et la réconciliation entre les Tchadiens de tout bord.

(Le peuple Tchadien si j’ose m’exprimer ainsi, demeure réservé quant à ce qui se  décide appelons le comme ca, sur son «  sort ».)

Nous redemandons encore à la France du fait de son influence avérée au Tchad de rester mesurée et incisives sur certains points par rapport à tous les acteurs politiques en conflit ouvert ou larvé.ces mêmes acteurs qui n’offre toujours pas toutes les garanties de stabilité, voire de viabilité par rapport à la logique démocratique et aux aspirations du petit citoyen désarmé et  sans aucun pouvoir.

Grosso modo, nous  concluons en répétant  comme Clov, ce personnage  de Samuel Beckett dans « Fin de patrie» je cite : Fini, c’est fini, ca va finir, ca va surement  finir » ?

                                             

                                                                  MAHMOUD ALI SAID (ALGER)

                                                                Email : mahamoud888@hotmail .com

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