Une aide au Tchad

Publié le par Waldar

Ils sont cinq Charentais à rentrer d'une mission de formation au Tchad. C'est dans le cadre d'une action mise en place par la Fédération départementale des Maisons familiales et rurales de Charente qu'Hervé Dupont, formateur à la Maison familiale rurale de Triac-Lautrait et Cécile Gallard, étudiante en alternance à l'Iréo de Richemont, se sont rendus sur place avec trois élèves de bac pro.

Il s'agissait de poser les jalons d'une « coopération durable qui devra aboutir à un engagement propre à Triac », explique Christophe Bonafous, directeur de l'établissement de formation par alternance horticole et viticole. L'équipe reçue par le ministère de l'Agriculture du Tchad a pu mesurer le degré de sous-développement de l'agriculture du pays.

Transformation et vente

En relation avec L'Atader (Association tchadienne des acteurs de développement rural de Doba) et l'Afdi (Agriculteurs français et développement international) ils sont intervenus dans les villages de brousse pour sensibiliser les habitants aux problèmes de l'alcoolisme, du sida, et faire de la pédagogie en travaillant avec des groupes de femmes pour les initier à la valorisation des récoltes.

Le Tchad, au climat tropical, connaît pendant la « période de soudure » de grandes difficultés d'approvisionnement. Pendant cette période, allant d'un à six mois, rendue de plus en plus aléatoire par les facteurs climatiques, les stocks ne suffisent pas à assurer la nourriture aux familles. Les Charentais ont expliqué aux populations l'utilité de la mise en valeur des produits de jardinage et des produits locaux inexploités par la transformation et la vente.

Le CFPR (Centre de formation à la promotion rurale) de Maïbombaye (région du Logone Tandjilé) est resté le point d'orgue de ce séjour de trois semaines. Cet établissement, un des dix de ce type au Tchad, reçoit 47 jeunes, de 18 à 25 ans, de niveaux scolaires disparates allant du CP au CM 1. « Un autre monde », soulignent Cécile Gallard et les trois jeunes filles de la MRF. Un établissement pauvre, « un arrosoir seulement pour tous les élèves », pas de tables, pas de chaises, pas de matériel pédagogique. Elles ont pu participer et animer des ateliers sur l'hygiène, la cuisine, et la culture avec les 20 filles et 27 garçons scolarisés.

Ce séjour marque le point de départ d'une collaboration souhaitée vivement par Christophe Bonafous, directeur de la MFR, qui a pour ambition d'associer toutes les parties prenantes de l'établissement ainsi que les habitants du village volontaires à un projet d'entraide humanitaire. Des cultures vont être mises en place sur un terrain appartenant à la MFR et les bénéfices produits serviront à soutenir financièrement les projets du CFPR de Maïbombaye.

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