RFI et la diabolisation du Soudan

Publié le par Waldar

Un soldat de la mission de paix tué dans une embuscade


RFI: Après l'expulsion de 13 ONG internationales, après l'affaire des otages de MSF, hier c'est un casque bleu de la Minuad, la force conjointe Union africaine / ONU, qui a été tué dans une embuscade. La tension reste très vive, 2 semaines après le mandat d'arrêt de la Cour pénale internationale contre Omar el-Béchir. A Washington, Obama a annoncé la nomination d'un émissaire spécial au Soudan.

Il était 13h20, ce mardi, lorsqu’une patrouille de 6 soldats de la mission de l’ONU et de l’Union africaine au Darfour, la Minuad, est attaquée par un groupe d’hommes non identifiés. Un inconnu ouvre le feu en premier avant que les casques bleus ne répliquent. Bilan : un blessé très grave dans les rangs de la force hybride, un soldat nigérian transporté à l’hôpital dans la foulée. Quelques minutes plus tard, le soldat est évacué d’urgence par hélicoptère, vers l’hôpital d’el-Facher, mais il mourra de ses blessures pendant le transfert.

Cette attaque s’est déroulée à deux pas d’une des principales casernes de la Minuad. C’est le 15e membre de la mission de la paix à perdre la vie depuis le début de son mandat, le 1er janvier 2008. C’est aussi la première fois qu’une attaque a lieu contre un casque bleu, depuis l‘inculpation du président el-Béchir par la Cour pénale internationale.

Cette embuscade est la 2e en un mois dans la région, et montre bien le regain de tension et d’insécurité dans le Darfour, alors que le président el-Béchir est attendu dans la journée pour une visite-éclair dans la capitale du sud-Darfour.

Retour sur la soudanisation de l'aide humanitaire

Le président soudanais Omar el-Béchir a donné un an aux ONG internationales pour quitter le Darfour. Il veut « soudaniser » l'aide humanitaire, acceptant cependant la présence des agences onusiennes. Mais aujourd'hui, ils sont bien peu à penser qu'il est possible de remplacer les grandes organisations humanitaires internationales par des ONG locales. Témoignages. 

Commenter cet article