Lac Tchad, un exemple de la coopération régionale

Publié le par Waldar

NEW YORK (Nations Unies), 20 mars (Xinhua) -- Le lac Tchad, qui couvrait autrefois 25.000 km2 et a été réduit à un cinquième de sa taille par la sécheresse, constitue un exemple de la coopération  régionale indispensable à la survie d'un réservoir d'eau vital,  indique vendredi l'ONU. 

     Le lac est partagé par le Tchad, le Cameroun, le Nigeria, et le Niger, où l'eau a totalement disparu, ce qui entraîne des pêcheurs comme Mustapha Adamou à suivre les eaux jusqu'au Tchad, ainsi que  le montre un récent reportage vidéo de la série "L'ONU en action"  intitulé "Le sauvetage du lac Tchad". 

     D'ici à 2020, près de 35 millions de personnes - le double de  la population actuelle - dépendra du lac Tchad pour sa survie,  selon le documentaire, et les eaux pourraient disparaître  totalement si rien n'est fait. 

     La seule solution réside dans la coopération régionale, ainsi  que le promeut la Journée mondiale de l'eau célébrée le 21 mars. 

     Un des projets envisage de construire un canal de 100 à 150 km  pour détourner de l'eau de la rivière Oubangui, en République  centrafricaine. 

     Cela fait des années que la Commission sur le bassin du lac  Tchad appelle à un soutien international à cet effet. 

     En attendant, des agriculteurs comme Musa ont vu les eaux  baisser à tel point qu'ils doivent né gocier avec leurs voisins  pour savoir quand ils peuvent irriguer. 

     A l'intérieur des terres, au Sahel, en voie de désertification, le berger Adam se souvient pour sa part que sa famille avait dû  déménager lorsque l'eau est venue à manquer.

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