Le Soudan ne reviendra pas sur l'expulsion des ONG-lexpress

Publié le par Waldar

NATIONS UNIES - Les Etats-Unis et d'autres membres du Conseil de sécurité des Nations unies ont demandé au Soudan de revenir sur l'expulsion de 13 groupes humanitaires étrangers, un appel aussitôt rejeté par Khartoum.

Le gouvernement soudanais a expulsé ces organisations non gouvernementales (ONG), les accusant d'avoir coopéré avec la Cour pénale internationale (CPI) de La Haye qui a lancé le 4 mars un mandat d'arrêt contre le président Omar Hassan al Bachir pour crimes de guerre au Darfour.

"Nous appelons la communauté internationale à faire pression sur le gouvernement du Soudan pour qu'il revienne sur l'expulsion et pour qu'il ne fasse rien qui aggrave encore la situation", a dit la représentante américaine à l'Onu, Susan Rice, lors d'une réunion du Conseil de sécurité.

"Le président Bachir a provoqué cette crise. Il doit réparer immédiatement", a-t-elle ajouté.

Les ambassadeurs britannique, autrichien, ougandais et d'autres membres du Conseil ont également demandé à Khartoum de revoir sa position.

Mais les représentants chinois et libyen ont été plus prudents, soulignant les conséquences néfastes sur le terrain de l'arrêt de la CPI.

Le représentant soudanais aux Nations unies, Mohamed Yousif Ibrahim Abdelmannan, a répondu au Conseil que la décision de son gouvernement était irréversible.

"La décision du gouvernement soudanais est une décision légitime, souveraine, sur laquelle nous ne reviendrons pas. Cela ne doit pas être sujet à discussion", a-t-il dit.

Un émissaire de l'Onu au Soudan, Rachid Khalikov, a déclaré au Conseil de sécurité que les capacités d'assistance humanitaire sur le terrain pâtissaient déjà de l'expulsion des 13 ONG étrangères et de trois autres organisations soudanaises.

Selon l'Onu, les groupes concernés assuraient la distribution de la moitié environ de l'aide humanitaire dans la région.

Actuellement, plus de 70 ONG étrangères opèrent encore au Darfour.

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