Risque de degradation de relation entre leTchad et le Soudan

Publié le par Waldar

Darfour: le mandat de la CPI sans effet sur la situation sécuritaire

ADDIS ABEBA (AFP) — Le mandat d'arrêt émis par la CPI contre le président soudanais Omar el-Béchir n'a pas eu "d'impact majeur" sur la situation sécuritaire au Darfour (Soudan-ouest), a estimé lundi le représentant de l'Union Africaine (UA) et de l'ONU pour la mission de paix au Darfour.

"La scène politique au Soudan est actuellement dominée par la décision" de la Cour pénale internationale d'émettre un mandat d'arrêt le 4 mars contre contre le président soudanais, a souligné devant le Conseil de paix et de sécurité de l'UA Rodolphe Adada, représentant spécial conjoint du président de la Commission de l'UA et du secrétaire général des Nations Unies.

"Contrairement à la plupart des scénarios et analyses alarmistes de ces derniers mois, cette décision n'a pas eu d'impact majeur au niveau sécuritaire, pas plus qu'elle n'a engendré une recrudescence de la violence", a-t-il déclaré dans sa présentation, dont l'AFP a obtenu copie.

"Conformément à ses engagements antérieurs, le gouvernement du Soudan a mis en place une série de mesures visant à renforcer la sécurité", a-t-il ajouté, rappelant que Khartoum a également "décidé de mettre fin aux activités de 16 ONG, internationales et nationales".

"Le départ immédiat de ces ONG a laissé un vide que les Nations Unies cherchent, en collaboration avec le gouvernement du Soudan, à combler", a précisé M. Adada.

La force de paix hybride ONU-UA au Darfour (Minuad) "a mobilisé de son côté ses forces, prenant toutes les dispositions nécessaires afin de faire face à toute éventualité de confrontation impliquant à la fois la population civile et les personnes déplacées", a-t-il indiqué.

Le diplomate, qui s'adressera également au Conseil de sécurité de l'ONU vers le 20 avril, a attiré l'attention du CPS sur "un facteur de risque particulier, celui des relations entre le Tchad et le Soudan".

"La Minuad suit avec inquiétude la situation à la frontière entre ces deux pays. La tension persiste et nous notons l'utilisation d'un langage martial. Je voudrais en appeler à votre conseil pour que des mesures soient prises au plus vite", a-t-il souligné.

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