Etude Supérieure : Où allons-nous ?

Publié le par Waldar

Etude Supérieure : Où allons-nous ?

 La liberté de presse étant un droit, permettez moi de remercier Ousmane Hissein Youssoubo pour son article très impressionnant  intitulé : Un parcours inachevé, un avenir incertain, une vie gâchée ; relatif  aux études supérieures en Tunisie ,article paru dans Waldari du 5 Avril 2009.

 J’ai enseigné Ousmane Hissein Youssoubo en 3ième, en Seconde et 1ere S, et en défonçant une porte déjà ouverte, je lui reconnais très honnêtement la sincérité et la compétence de sa plume.

Si en Tunisie, les « enfants à papa » préfèrent rouler en voiture et participer au cours une fois le mois, une fois le trimestre, ou une fois le semestre, ici à l’Université de Ngaoundéré où on trouve plus de 1 700 étudiants  Tchadiens dont plus de 120 étudiants n’ayant pas encore démarré les cours (abandon ou cours à distance ?), certains « enfants gâtés » disposent de tous les atouts pour nous faire sortir de leur chapeau tout un livre d’amour.

Au pays de BYA tout se passe comme si la vie estudiantine Tchadienne  signifie qu’il faut tomber sous les charmes artificiels de ces « Camers » qui miroitent peaux, fesses et seins de papaye sauvage. Pour mieux conquérir ces filles parasites, des « fils à papa » quoi que  sans moto, sans voiture, ont très  vite trouvé une nouvelle formule de conquete : «  Tout pour eux et rien pour  les autres ».

Dans quel pays au monde, peut- on trouver, dans la chambre d’un étudiant un lit à deux places, une nana parasite et une télévision câblée sur chaine internationale fonctionnant 24h/24h ?Dans une telle vie gâtée, participer au cours une fois l’an me parait plus étrange que l’arrivée de Benoit16 au Tchad.

Comment comprendre que l’Etat Tchadien dans le cadre du  mandat social du chef de l’Etat  donne 50 000FCFA à chaque étudiant et  certains de nos confrères delinquants, au lieu d’investir cet argent dans les études supérieures, ont trouver le malin plaisir de louer tout un bar (le Partenaire) pour 24heures au point de finir le stock de ce dernier ?

Comment comprendre encore que l’Université qui est le lieu de brassage  soit transformée en un champ de bataille où un étudiant Tchadien tue un étudiant Tchadien  à cause d’une étudiante Tchadienne  passablement belle ?

Comment comprendre enfin qu’un étudiant Tchadien en 3ième année  de Géographie se permet de dire, devant ses collègues de la sous-région, que « le soleil est une planète » ?

Si n’importe quel « enfant à papa », détenteur  de « Bac silencieux made in Ridina »  rentre au pays  avec une maîtrise en Gestion, Comptabilité ou Finance délivrée « librement » par l’Université libre de Tunis pour devenir DAF , a-t-on vraiment besoin de casser la tête en étudiant les notions d’administration, de gestion, de comptabilité, de fiscalité ou de finance  sous les manguiers  de l’Université de Ngaoundéré ? Peut-on rêver de l’étude supérieure où prévaudront l’excellence, la compétence, la compétitivité, la qualité, le mérite et  la créativité au détriment de la médiocrité et de la facilité ?

            En tout cas, pour paraphraser le professeur Avocksouma Djona, «  Si vous ne savez pas où vous allez, il y a des très fortes chances que vous vous retrouverez là où vous ne voudrez pas aller ».

Pour finir, lançons le débat sur les études supérieures, car ne dit -on pas que le propre de la médiocrité est de  se croire supérieure ? Définitivement merci  et bravo à Ousmane Hissein Youssoubo pour avoir le courage de dénoncer la vie gangrenée, gâtée et gâchée de quelques «  étudiants délinquants » qui croient à l’impunité même sous d’autres cieux Tunisiens mais la pourriture de mode de vie de nos confrères en Algérie,au Maroc, au Sénégal ou au Cameroun nécessite également une cure efficace.

 Ousmane Ahmat Kossei

Etudiant en 5ième année (  Master 2 en Administration

Des  Entreprises) à l’Université  de Ngaoundéré.

Secrétaire Général Chargé de Communication et de

Gestion d’internet  du Cercle de Réflexion des Etudiants Tchadiens (CRET)

                                                                            Tel : (237) 97-81-90-81, e-mail : oakossei@yahoo.fr

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anymos 09/04/2009 22:48

bon mon frére je te démande de bien se renseigner avant de publier.il est impossible d'avoir des faux diplomes délivrés par l'université libre tunis ou autre université tunisienne.ousmane hissein youssobo a bien dit que ce sont les instituts tchadiennes qui délivrent des faux diplomes pour que les "les enfants de papa"puissent venir etudier en tunisie.comment veux-tu que les universités tunisienne puissent différencier les diplomes qui sont toutes signés et cachetés par l'ETAT tchadien.ainsi je te démande de ne pas discréditer une université sans raison.en plus il n'y a pas des "fils à papa" à l'université libre de tunis.l'université libre de tunis est l'une des meilleurs universités d'afrique.il ne faut pas rester sous des manguiers et écrire des fausses informations.