l’opération de déguerpissement du maire Zen Bada reprend, ‘‘Où s’arrêtera Demolition man ?’’

Publié le par Waldar

Le maire Zen Bada se prépare à casser la villa Tombalbaye

« Table rase de la mémoire du président Tombalbaye », titre Le Temps qui nous apprend que l’opération de déguerpissement engagée dans la ville de N’Djaména va bientôt atteindre son apogée. La dernière cible visée : les propriétés immobilières de l’ancien président de la République, Ngarta Tombalbaye. Les propriétés au sein desquelles se trouve le restaurant-bar Pélican pourraient être dévastées par les bulldozers de la mairie, le 14 avril prochain. Pour le confrère, si cette mesure est exécutée, ce sera un coup dur porté aux héritiers de Tombalbaye dont les établissements sont souvent menacés pour défaut de paiement de taxe sur impôts fonciers. Par le passé, rappelle Le Temps, les propriétés immobilières de l’ancien président de la République dans les villes de Sarh, Doba, Moundou et N’Djaména avaient été saisies par l’Etat ; leurs restitutions par un décret présidentiel date du 10 juillet 1993, suite à la Conférence nationale souveraine. Ainsi, l’hebdo estime que toute tractation de saisie ou de déguerpissement ne serait qu’une opération malveillante visant à faire table rase de la mémoire du père de l’indépence tchadienne. « Comment expliquer l’opération en cours lorsque l’on sait que le fondé de pouvoir de la mairie de N’Djaména, M. Khalili Ali Abbo a souvent adressé des correspondances aux héritiers de Ngarta Tombalbaye relatives à la redevance sur les titres fonciers ? », s’interroge le journal. Enfin Le Temps rapporte que depuis quelques jours, les héritiers se grouillent pour intenter une action en justice, mais selon les dernières informations, le principal héritier de Tombalbaye aurait cédé aux marchandages des plus hautes autorités de la République en faveur du déguerpissement.

« Jusqu’où ira Zen Bada ? », s’interroge de son côté N’Djaména Bi hebdo. Sur les raisons, le journal cite le chef de département des services urbains et des études de la planification à la commune de N’Djaména, Yacoub Abdoulaye qui souligne que c’est parce que « l’ancien président de la République n’avait pas pris le soin de faire légaliser son domaine ». Et ce dernier de s’interroger : « c’est peut-être une négligence de la part de l’intendant de la présidence de la République. Sinon, comment expliquer que la CLTT et la Cité de l’OCAM aient été régularisées ? ». Ainsi, Zen Bada veut transformer la propriété de feu Ngarta Tombalbaye en un désert parce qu’elle n’aurait pas été régularisée. Citant le chef de la voirie, pour qui, ‘‘aucune infrastructure n’est prévue sur ce site’’, N’Djaména bi hebdo se demande ce que veut démontrer Zen Bada à travers cet acharnement à déguerpir la villa Tombalbaye. ‘‘Où s’arrêtera Demolition man ?’’, chute-t-il.

cefod

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