Darfour: Les otages libérées?

Publié le par Waldar


De nombreux groupes rebelles pratiquent la prise d'otages au Darfour. (Reuters)
De nombreux groupes rebelles pratiquent la prise d'otages au Darfour. (Reuters)


Reuters: pourrait être la fin du calvaire pour les deux humanitaires française et canadienne, enlevées le 4 avril dernier au Darfour. Alors que leurs ravisseurs menaçaient de les tuer si le procès de l'Arche de Zoé n'était pas rouvert, le gouvernement tchadien est intervenu la semaine dernière. En échange d'une libération d'ici jeudi, les preneurs d'otages demandent la protection de Ndjamena.

L'un des ravisseurs de deux humanitaires française et canadienne, enlevées le 4 avril dernier dans le sud du Darfour, au Soudan, a évoqué mardi la libération des otages. "Dans les prochains jours", une solution "pacifique" devrait aboutir, a ainsi affirmé le ravisseur à l'agence de presse Reuters. Cette issue positive serait due à l'intervention du gouvernement tchadien qui a entrepris la semaine dernière des négociations directes avec les preneurs d'otages.

Mardi soir ou mercredi, une délégation du groupe baptisé "les Aigles de la liberté d'Afrique", responsable des enlèvements, rencontrera en terrain neutre un haut responsable du gouvernement tchadien. "Le Tchad prend très au sérieux cette négociation, pas comme le Soudan", a insisté l'homme interrogé. Aucune rançon ne devrait être délivrée pour la libération de la Française Claire Dubois et de sa collègue canadienne Stéphanie Joidon, toutes deux employées de l'ONG Aide médicale internationale. Mais le Tchad devra se porter garant et protéger "les Aigles de la liberté" du Soudan. Dans un Darfour déchiré par les conflits entre groupes rebelles armés, obtenir la protection du Tchad est un atout essentiel.

L'Arche de la discorde

L'intervention du gouvernement tchadien fait suite aux dernières menaces des ravisseurs. La semaine dernière, ils affirmaient vouloir exécuter leurs deux otages si la France n'organisait pas un nouveau procès pour les membres de l'Arche de Zoé. Six membres de cette association avaient été condamnés à huit ans de prison pour tentative d'enlèvement de 103 enfants au Tchad avant d'être finalement graciés en mars 2008 par le président Idriss Déby. Lundi, le président de l'Arche de Zoé, Eric Breteau, s'est dit prêt à un nouveau procès si cela pouvait permettre de "sauver des vies". Mais il n'aura sans doute pas besoin de retourner devant les tribunaux.

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