Chacun à sa place et la Françafrique est bien gardée

Publié le par Waldar


Moins touche-à-tout, et couvé par la cellule Afrique, Georges Forrest se concentre sur son secteur d’origine. Les mines. Et n’a jamais été aussi influent. Adoré sous Mobutu, à l’aise sous Kabila père, en cours sous Kabila fils, le Belge d’origine néo-zélandaise explore lui aussi de nouveaux horizons.

Avec l’aide de Fabien Singaye, conseiller du président Bozizé, celui que l’on surnomme le « proconsul du Katanga », s’est mis à l’uranium. Et a servi de facilitateur à Areva pour les contrats obtenus en Centrafrique et au Congo-Kinshasa. « Ils ont bien endormi Sébastien de Montdessus, le jeune et puissant bras droit de Lauvergeon », s’amuse un habitué des palais africains. Et pas seulement.

Comme l’avait raconté Bakchich, le duo Forrest-Singaye a pris ses habitudes au Ritz, pour des rencontres avec la patronne d’Areva. Il se susurre même que le trio sera présent le 4 mai lors de la pose de la première pierre à Imouraren (Niger) du plus grand projet industriel minier jamais réalisé. Bien sûr, le sémillant consul honoraire de France à Lumumbashi continue aussi à prospecter dans son secteur d’origine. Au programme, percée dans l’or en Namibie et en Centrafrique, toujours avec Fabien Singaye.

Plus sédentaires, les anciens Chirac boys Francis Castagnède (et son acolyte le sénateur Jean-Pierre Camoin), Gilles Minard, ou encore Jean-Yves Ollivier, se contentent d’une seule présidence. Au duo, la Centrafrique et ses Télécoms, pour Minard, l’ancien président de Bivac-International, la présidence ivoirienne. Quant à Jean-Yves Ollivier, l’ancien émissaire quasi-officiel de la Chiraquie dans l’apartheid, sa branche reste le Congo (et le pétrole de Sassou-Nguesso). Persona non grata tant à l’Élysée qu’au Quai, les anciens ont au moins la sagesse de ne pas s’éparpiller.



Bakchich
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