IDI l'autocrate face à une opposition divisée entre les politico-militaire incapable de se fédérer durablement et une opposition politique « légale » qui hésite sur la stratégie à adopter

Publié le par Waldar


Des situations politiques tendues, des présidents contestés


En RCA avec François Bozizé, et plus encore au Tchad, les chefs d’Etat bénéficient d’une légitimité acquise par les armes puis entérinée par les urnes. 


Longtemps homme-lige de Paris, au même titre que ses homologues Sassou N'Guesso au Congo ou Omar Bongo au Gabon, Idriss Déby Itno doit sa prise de pouvoir à ses qualités manœuvrières politiques et militaires, mais aussi à un appui longtemps resté inconditionnel de la France. Après vingt ans d'un régime autoritaire où les élections relèvent de la figure de style plébiscitaire (1996, 2001 et 2006), son bilan est sans appel : échec des expériences pilotes mises en place par la Banque mondiale, relations acrimonieuses avec la communauté internationale, irresponsabilité totale des gouvernants dans les différentes politiques de développement alors que foisonnent les ressources minérales. In fine, un classique du genre en Afrique.


Affaibli par plusieurs années d’autocratie, l'assise politique d'Idriss Déby Itno se réduit aujourd’hui à une infime minorité de son ethnie d'origine, les Zaghawas (entre 3 et 4 % de la population seulement et pour partie au Soudan) et une poignée de fidèles. En effet, la faiblesse du soutien aux Zaghawas du Darfour, une distribution discrétionnaire de la rente pétrolière, une révision constitutionnelle lui permettant de briguer un troisième mandat (achevant de le décrédibiliser), Idriss Déby voit aujourd’hui son assise en termes de puissance restaurée par un faisceau de trois facteurs :


-    Les affrontements du début de l’année 2008 démontrent la maîtrise du jeu militaire et sécuritaire du président tchadien face à une opposition divisée entre une aile politico-militaire incapable de se fédérer de manière durable et une opposition politique « légale » qui hésite sur la stratégie à adopter ;


-    Le processus de dialogue politique issu des accords inter-tchadiens 13 août 2007  qui réintègre l’opposition étrillée ad nauseam d’un jeu à l’apparence démocratique, en dépit de la répression qui s’est abattue sur elle et qui s’est soldé par la disparition de Ibni Oumar Mahamat Saleh.

-    L’opération EUFOR Tchad/RCA qui apparaît comme un levier externe permettant à Idriss Déby Itno de conserver les apparences d’une respectabilité internationale.

 

Terra nova

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aigle-noir 28/04/2009 17:21

il est incontestable que la division interne de l'opposion a été le facteur principal qui a joué en faveur de  Deby jusq'à present , mais ce qui est ironique c'est le fait que meme les leaders de l'opposion en sont conscients , autrement dit , on connait le mal et son remède , mais ils sont frappés par une sorte de paralysie endémique qui les empéche de saisir le moment historique  , à croire que leur seul objectif c'est de continuer à exister sur la scène nationale en attendant la fin naturelle de regime Deby , tout en gardant leurs forces pour les prolongations , pour nous les spectateurs , notre espoir repose sur la volonté de la jeunesse qui espère voir son pays prospère et grand parmi les nations , vive le TCHAD ,