Les rebelles à l'intérieur du Tchad avec des "centaines des véhicules", selon N'Djamena

Publié le par Waldar

lexpress:N'DJAMENA - Les rebelles tchadiens sont entrés lundi dans l'est du Tchad en provenance du Soudan avec "plusieurs centaines de véhicules", mais aucun accrochage n'a eu lieu jusqu'ici avec l'armée de N'Djamena, a déclaré mardi le porte-parole du gouvernement tchadien.

Carte du Tchad

Les rebelles tchadiens sont entrés lundi dans l'est du Tchad en provenance du Soudan avec plusieurs centaines de véhicules, mais aucun accrochage n'a eu lieu jusqu'ici avec l'armée de N'Djamena, a déclaré mardi à l'AFP le porte-parole du gouvernement tchadien.

AFP/Infographie

Les rebelles tchadiens sont entrés lundi dans l'est du Tchad en provenance du Soudan avec "plusieurs centaines de véhicules", mais aucun accrochage n'a eu lieu jusqu'ici avec l'armée de N'Djamena, a déclaré mardi à l'AFP le porte-parole du gouvernement tchadien.

"Les rebelles se trouvent depuis lundi à l'intérieur du pays, à environ 100 km à l'est de Goz Beïda. Ils sont à bord de plusieurs centaines de véhicules", a affirmé Mahamat Hissène, également ministre de la Communication.

Goz Beïda, localité de l'est du Tchad où sont implantés des camps de réfugiés soudanais du Darfour, se trouve à une centaine de km à l'ouest de la frontière soudanaise.

"Nous avons suivi leurs mouvements depuis le Soudan. Mais pour le moment, il n'y a pas eu de contact avec les forces gouvernementales", a-t-il ajouté, sans donner plus de détails.

Mardi matin, le porte-parole du gouvernement avait accusé à la radio publique le Soudan d'avoir lancé "plusieurs colonnes armées" contre le Tchad, mais Khartoum a aussitôt démenti toute implication dans une quelconque offensive.

Selon Paris, des groupes armés "auraient pénétré au Tchad en provenance du Soudan". Il "semble qu'ils soient entrés de plusieurs dizaines de kilomètres en territoire tchadien", a précisé le porte-parole du ministère français des Affaires étrangères, Eric Chevallier, qui a fait part de la "grande préoccupation" de la France.

Dans son édition de mardi, le quotidien privé tchadien Le Progrès, considéré comme proche des autorités, a fait état de "mouvements rebelles (...) signalés autour de Goz Beïda", en citant "des sources indépendantes".

Des soldats tchadiens, le 18 juin 2008 à Am Zoer

AFP/Patrick Fort

Des soldats tchadiens, le 18 juin 2008 à Am Zoer

"Mais la hiérarchie militaire assure qu'ils sont bien suivis", écrit-il.

La mission de l'ONU déployée au Tchad (Minurcat) a de son côté décidé d'augmenter le nombre de ses patrouilles militaires autour de Goz Beïda et ordonné des restrictions de déplacement par "mesure de sécurité", sans évoquer publiquement de lien entre les mouvements rebelles et cette mesure.

Le Centre soudanais des médias, proche des services de renseignement de Khartoum, a rapporté que des combats meurtriers avaient opposé la veille à la frontière soudano-tchadienne l'armée de N'Djamena et les rebelles tchadiens.

Début 2008, les rebelles tchadiens avaient traversé le pays d'est en ouest à bord de plusieurs centaines de véhicules pick-up en moins d'une semaine pour entrer à N'Djamena le 2 février. Après avoir failli renverser le président Idriss Deby Itno, ils avaient été repoussés le lendemain.

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