Attaque rebelle au Tchad: des blessés ont besoin d'une aide urgente, d'après le CICR

Publié le par Waldar



LIBREVILLE (AFP) — Des combattants et "quelques civils" blessés lors de l'attaque rebelle de la semaine dernière au Tchad ont besoin d'une "assistance d'urgence", a estimé mardi le Comité international de la Croix-Rouge (CICR), appelant à des soins "sans discrimination".

"De nombreuses personnes ont été capturées suite aux affrontements. Des blessés, dont des détenus capturés lors des combats, requièrent une assistance d'urgence", déclare le chef de la délégation du CICR au Tchad, Catherine Deman, dans un communiqué reçu par l'AFP à Libreville.

Outre des rebelles capturés par l'armée, "quelques civils" figurent aussi parmi les blessés, ainsi que des membres des forces gouvernementales qui, eux, sont majoritairement soignés par les services tchadiens de santé militaire à N'Djamena, a expliqué un responsable du CICR, sans préciser de chiffres.

"Trois blessés civils dans un état grave ont été évacués vers Abéché (est) pour y être opérés par une équipe chirurgicale du CICR", selon le communiqué.

"Le CICR rappelle que, conformément au droit international humanitaire, tous les blessés, civils ou militaires, doivent être traités avec humanité et sans discrimination", ajoute Mme Deman.

Selon un bilan gouvernemental difficilement vérifiable de source indépendante, 225 rebelles et 22 militaires ont été tués lors des affrontements dans l'est du Tchad entre l'armée et la rébellion qui avait lancé une attaque le 4 mai. L'armée tchadienne a aussi annoncé 31 blessés dans ses rangs et 212 insurgés capturés.

Dans son communiqué, le CICR fait état d'une "centaine de détenus (...) déjà enregistrés", ayant reçu la visite de ses délégués, en attendant d'avoir accès à d'autres, "afin de vérifier leur traitement et leurs conditions de détention".

Il évoque aussi des blessés assistés par des équipes médicales du CICR à Am-Dam, zone de combats, ainsi qu'à Goz Beïda, Abéché et N'Djamena.

Le CICR invite les autorités tchadiennes à "s'assurer que les personnes capturées sont traitées avec humanité, que leur dignité est respectée et que leurs besoins essentiels sont satisfaits".

D'après N'Djamena et des observateurs étrangers, les rebelles paraissaient se replier, vaincus, après les combats de la semaine dernière.

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