ATTENTION ! LES OPERATIONS DE RECENSEMENT DISSIMULENT UN PLAN DE CHANTAGE POLITIQUE ET DES INTENTIONS MAFIEUSE.

Publié le par Waldar

L’opération de recensement de la population tchadienne lancée, il y a quelques jours, par le gouvernement tchadien, sur financement de l’UNFPA, a révélé des pratiques bizarres et totalement inhabituelles dans le cadre d’un recensement normal.

Ainsi, a-t-on constaté que les agents chargés de récolter les données demandaient aux habitants de dévoiler la liste de leurs biens : maisons, terrains nus, bétail, comptes en banques, actions dans les sociétés, commerce, et même bijoux pour les femmes, etc.

Bien entendu, les populations victimes de rackets quasi quotidiens, et connaissant la rapacité de ceux qui les gouvernent, se sont opposées aux agents dépêchés pour faire du porte à porte.

Partout dans le monde, les éléments classiques d’un recensement sont de décliner ses noms, prénoms, âge, sexe, profession, situation familiale, nombre d’enfants, nationalité.

C’est ainsi que les données permettront de dégager le nombre d’habitants, selon le sexe, de les situer dans un espace géographique déterminé, ce qui permettra de fixer la représentativité selon les régions et partant de préciser le nombre de sièges qui leur sera attribués dans les assemblées selon le système politique. De même, les classes d’âge permettront de connaitre le nombre d’électeurs, mais aussi de constater l’importance des différentes catégories constituant la population active. Le nombre des personnes au chômage sera connu, on peut avoir aussi une idée sur le niveau d’éducation, de formation.

Pour un pays comme le Tchad, il serait intéressant de savoir le nombre de personnes ayant déjà exercé ou exerçant une activité militaire. Par la nationalité, le nombre des étrangers dans leurs secteurs d’activité sera connu.

Cela veut dire qu’une opération de recensement bien menée est une entreprise lourde et très difficile. Par exemple, les données collectées ne se font plus sur des cahiers mais sur un ordinateur, et les personnes recensées sont photographiées, et leurs données personnelles, sont reprises non pas sur leur simple et personnelle déclaration mais sur présentation de leur acte de naissance et en cas de défaut d’acte sur témoignage de deux personnes de l’entourage.

Ce qui permet aux Autorités de se rendre compte du nombre de personnes n’ayant pas d’acte de naissance, et donc de se poser la question de savoir comment se procure t- elles des pièces d’identité et de comprendre ainsi dans le cas de notre pays, pourquoi le Tchad de Deby arrache régulièrement la palme d’or au festival des pays les plus corrompus de la planète…

Surtout, surtout qu’on ne nous dise pas que ces conditions de travail sont utopiques, car le Mali sur la base d’un financement similaire a utilisé les fonds pour faire un travail scientifique reconnu par les experts et qui sera exploité pour asseoir une politique de développement crédible.

Or, on a vu le ministre de l’économie aller à la présidence et dire « je viens de recenser le premier des tchadiens…, et ensuite à la primature, le deuxième des tchadiens,….. ».

Incapables de faire un travail sérieux, et obnubilés par la volonté de profiter de cette occasion pour d’une part, détourner une partie des fonds par le biais de marchés surfacturés et d’autre part, de disposer d’une banque de données contenant la liste précise des biens de personnes afin de les utiliser comme moyens de pression.

L’équipe de Déby en profitera pour dépouiller des gens jugés non favorables au régime.

Les Ndjaménois l’ont bien compris, c’est pourquoi, beaucoup ont refusé dans la mesure où lors du précédent recensement ces questions sur les biens n’étaient pas posées.

Depuis 48h, le SG du MPS Mahamat Saleh Adoum connu sous le surnom « Moukh al djidate » par ses « amis » du MPS, allusion à son inintelligence légendaire, s’époumone à la télétchad pour dire aux gens : « Si l’Etat veut connaitre vos biens, c’est par exemple, si vous avez une maison en poto poto, le gouvernement va vous construire une maison en ciment ».

Le ministre de l’aménagement du territoire Hamit Dahalob est, lui aussi, entré dans la danse, s’adressant aux habitants d’un village aux alentours de Dourbali, il a déclaré: « il faut collaborer et dire vos biens, écoutez-moi, si vous êtes un père de famille et que vous voulez habiller vos enfants, si vous ne connaissez pas leur nombre, comment pouvez-vous savoir combien de mètres de tissus il faut acheter. » En quoi ces déclarations justifient-elles le bien fondé d’exiger des citoyens de donner le nombre de leurs bœufs, bijoux, terrains, de cases qu’ils possèdent à un régime qui a dilapidé tout le patrimoine de l’Etat, et qui continue à détourner massivement les revenus pétroliers.

A cet effet, la rédaction de Zoomtchad prépare pour très bientôt un dossier spécial sur les « réalisations » de Deby comme le clament les perroquets de service de notre fameuse télévision nationale.

 
zoom

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Madion 28/05/2009 12:50

M.ab, lis et comprend bien ce quelqu'un écrit avant de le contredire.J'ai soutenu dans mon commentaire qu'il s'agit de faire la mesure du niveau de pauvreté des tchadiens. C'est différent d'observer à l'oeil nu la pauvreté des tchadiens. Ok.Une mesure, c'est à dire attribuer un chiffre au phénomène de la pauvreté et cela permmettra l'élaboration d'une stratégie d'actions pour en atténuer les effets ou en réduire son niveau.Tel que tu le dis, c'est comme si 'observation serait suffisant pour envisager des actions d'amélioration or ce n'est  absolument pas le cas. Les résultats de ce recensement complètement ceux de l'enquête périodique sur la consommation des ménages (ECOSIT) en vue de la définition presque parfaite du profil de pauvreté au tchad, tant il est vrai que le phénomène présente plusieurs facettes. Il y entre autres  la pauvreté monétaire ( absence ou insuffisance du niveau de reveu) la pauvreté matérielle ( les possessions des biens, la richesse matérielle en générale, le type de logement, l'alimentation etc..). Il faut dire que ces éléments matériels ont un lien très fort avec le revenu.Voilà ce à quoi visent les différentes questions posées aux personnes recensées. Lorsque ces personnes là sont moins coopératives en faisant par exemple des fausses déclarations sur leur situation de pauvreté, les resultants qui en découleront seront biaisés à leur tour. D'où l'analyse se devait d'être responsable.Il fait nul doute que la dangérosité de tels écrits, c'est qu'ils pourront casser la confiance des populations à recenser et qui refuseraient une collaboration franche. Or l'Etat, c'est la continuité, il ne disparaîtra ni ne mourra avec Déby et le MPS, il faut donc penser à l'après. D'où je trouve inacceptable l'analyse du bloggiste.

Douba 28/05/2009 00:40

On se demande même parfois pourquoi certains font des études ? Ce qui se passe actuellement au Tchad avec ce recensement n'a existé nulle part ailleurs ! Tout de même, les voleurs du régime devraient avoir honte en listant tous les biens mal acquis. Dieu est grand !

ab 27/05/2009 18:33

cher madion,la pauvreté des tchadiens ça se voit a l'oeil nu,pas besoin de faire un recensement...et je trouve son analyse impeccable et franchement  il ya beaucoups de questions a soulever....

Madion 27/05/2009 12:49

Arrêtez de voir la méchante bête partout.L'interrogation des populations sur leurs possessions matérielles et financières lors de ce recensement ne vise rien d'autre qu'à permettre d'évaluer le niveau de provrauté des tchadiens. Au moins si on demandait aux gens de dire s'ils detenaient des armes de guerre- la vérité c'est que beaucoup de tchadiens sont dans cette situation- vous aurez eu raison à en rougir, mais là votre analyse est incompréhensible tout autant que votre mauvaise foi en déformant la réalité. On veut bien s'opposer à Déby, mais avec ne serait ce qu'un minimum d'intelligence et non être de mauvaise foi, ou déformer la réalité et finalement se rendre soi-même ridicule.