L'offensive de l’UFR est condamnée par la France et l’ONU mais le MJE appuyées et armées par Deby beneficie d'aucune reaction ni de la France ni de l'ONU !!!!!

Publié le par Waldar

Au-delà des offensives rebelles - Qui des Tchadiens et des Soudanais agresse qui ?

Il y a deux semaines, les troupes de l’UFR montaient à l’assaut du régime d’Idriss Deby, armées seulement de leur foi et de la légitimité de leur combat. Pourtant tout a été fait par la France - à travers ses médias – pour présenter ces patriotes tchadiens – jusque devant le Conseil de Sécurité de l’ONU – comme des agresseurs, des scélérats.

 
Mais un peu comme un écho, ces dimanche 24 et lundi 25 mai 2009, de prétendues troupes du MJE, en provenance du Tchad – visiblement appuyées et armées par Deby – ont insolemment traversé la frontière entre le Tchad et le Soudan, avec la seule ambition … de faire parler d’eux. C’est le moins que l’on puisse dire, puisqu’ils ne sont guère allés bien loin. Il n’en demeure pas moins que pour ce coup d’épée dans l’eau, les rebelles du MJE ont bénéficié de toutes les faveurs, des médias franchouillards les ayant même présentés avec – déjà ? – des auréoles sur leurs têtes. 

Entre la mi-journée du dimanche 24 mai et du lundi 25 mai, les médias francophones - ainsi que la presse écrite hexagonale – n’ont guère lésiné sur les points d’exclamation pour surdimensionner une ridicule petite escarmouche dont ils ont carrément voulu faire une réplique de Hiroshima ou Nagasaki du 21ème siècle.

Pour quelques petits coups de feu tirés contre des postes isolés cette presse frétillante est allée très vite en besogne en parlant de la ville d’Umm Burra déjà "sous le contrôle des rebelles du MJE". Dans la foulée, la parole a été donnée à quelques troufions de la MINURCAT qui ne se sont guère fait prier pour parler de "plus de 300 civils fuyant les combats venus se réfugier dans les camps".

Contrairement au souhait de la France et de ses affidés, les rebelles du MJE ont été stoppés net et éparpillés comme des mange-mil par l’aviation soudanaise.

Mais curieusement, et alors que la diffusion de l’information de l’offensive du MJE avait l’honneur de l’actualité, brûlante, ni la France, ni le Conseil de Sécurité de l’ONU que le pays de Nicolas Paul Stéphane Sarkozy de Nagy-Bocsa a quasiment domestiqué, n’ont bronché pour "condamner l’agression" dont le Soudan était victime.

C’est ici qu’il est judicieux de se demander si aux yeux de la France, l’offensive de l’UFR contre un régime réputé autiste et barbare est une agression, tandis que le raid de l’organisation séparatiste et terroriste qu’est le MJE (un mouvement plus barbare que le Front de Libération Nationale Corse et Corsica Nazione qui ne sont pourtant pas chouchoutés par le gouvernement français) est un acte héroïque et salutaire.

Plus grave, on a vu comment à la suite de l’offensive de l’UFR, la France et son gouvernement se sont livrés à une véritable danse vaudou devant le Conseil de Sécurité pour obtenir à tout prix - et avec force cris d’orfraie – la condamnation d’une prétendue "agression du Tchad par le Soudan ».

Pourtant toute l’Afrique sait – et au premier chef la France – ce qui se passe au Tchad, ainsi que toutes les réalités sociopolitiques de ce pays où les populations sont menottées et tenues en joue par un régime hyper répressif et despotique.

Mais c’est parce que les États africains, l’Union Africaine avec, connaissent la réalité tchadienne, que l’organisation continentale n’a pas consenti à verser dans le registre de la condamnation grossière et hypocrite que Deby attendait fébrilement.

En tout cas, le président en exercice de l’U.A, Mouammar Kadhafi, qui a souvent proposé son entregent dans le sens de la paix au Tchad, sait qui est qui, qui fait quoi, et qui agresse qui, entre le Tchad et le Soudan. C’est pour cela qu’il n’a pas proféré une condamnation injustifiable.

Pour cela, Idriss Deby ne décolère pas. Et comme il a toujours eu les nerfs à fleur de peau, il n’a pas hésité à faire descendre le drapeau de l’union Africaine devant son palais.

Quoi qu’il en soit, Idriss Deby est plus que jamais infréquentable, bien que le soutien que lui apporte Nicolas Paul Stéphane Sarkozy de Nagy-Bocsa renvoie l’image particulièrement absconse de deux chefs d’États qui ne se ressemblent pas mais s’assemblent.

Sarkozy le précurseur de la "rupture" avec la Françafrique a depuis longtemps rompu avec cette politique qui se chargeait de protéger les présidents des Républiques bananières.

C’est ainsi que la France  – au nom d’une incompréhensible logique -  s’obstine à ne pas changer sa politique qui fait perdre la face au peuple français.

Sarkozy, Joyandet, Fillon et Kouchner réalisent que les intérêts de la France sont supérieurs au souci de démocratisation, et préfèrent maintenir au pouvoir un dictateur que tout le monde connaît, plutôt que de favoriser l’instauration d’un système démocratique. Pour tout dire, la France a pris l’option de continuer à soutenir un régime qui refuse tout dialogue et tout compromis, et préfère avoir raison sur les champs de bataille.

En fait, Deby est un belliqueux impénitent. Il ne connaît que la guerre, il doit tout à la guerre, et les seuls rapports qu’il a toujours voulus entretenir avec ses compatriotes sont des rapports … de force !

Aussi, plutôt que de dialoguer avec tous les acteurs politiques de son pays et de mettre en place une plateforme qui fédérerait toutes les compétences et toutes les énergies, Idriss brandit chars et pistolets.

La ville de N’djamena n’est alimentée en électricité que deux jours sur trente. Mais au lieu d’acheter des centrales thermiques, Deby achète des chars, des hélicoptères, des avions et des missiles. Juste pour abattre tous ceux qui tenteraient de lever la tête.

C’est ce tyran que soutient et applaudit la France.

Heureusement que tout comme Sarkozy, Deby n’est pas éternel, et qu’un jour qui n’est pas lointain, le Tchad sera libéré de sa tyrannie. La France sera alors invitée à justifier ce qu’elle aurait honte de justifier aux yeux de son propre peuple : vérités insupportables de la politique sarkozyste en Afrique en général, et au Tchad en particulier.

  Ndjamena-matin

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