SOMMET DE LA CEN-SAD EN LIBYE : Kadhafi mécontent de l’absence de beaucoup de chefs d’Etat

Publié le par Waldar


Tripoli - La 11e session ordinaire de la conférence des leaders et des chefs d’Etat de la Cen-Sad a été ouverte hier à Sadrata, belle station balnéaire libyenne sur la Méditerranée par Mouammar Kadhafi, visiblement très mécontent de l’absence de beaucoup de chefs d’Etat. En effet, sur les 28 pays que compte l’organisation, seuls six étaient représentés au plus haut niveau, les autres l’étant par des ministres.

Qualifiant ces absences comme source d’anxiété et de préoccupation, le dirigeant libyen a martelé : « Il s’agit d un sommet des chefs d’Etat et non des ministres ou des ambassadeurs ». Cela, pour montrer qu’il n’apprécie pas la représentation des Etats au niveau ministériel. Sur les 20 chefs d’Etat prévus, seuls six étaient présents et on peut dire qu’il s agit d’un sommet dévalué, a-t-il indiqué, avant de préconiser que désormais il faudrait que les chefs d’Etat qui s’absentent le fassent connaitre au secrétariat de la Cen-Sad au moins un mois à l’avance.

A l’Ua, dit-il, je veillerai également à ce qu’on évite un tel absentéisme. D’ailleurs l’augmentation de capital de la banque de la Cen-Sad et la création d une banque rurale n’ont pas été effectifs à cause de la faible présence des chefs d Etat et Kadhafi subordonne le bénéfice du soutien de ces institutions à l’implication des Etats à travers leur président. Passant en revue les différents conflits en Afrique, il regrette que la Constitution n’ait été respectée en Guinée-Conakry, contrairement à la Guinée-Bissau même s’il y a meurtre du président Nino. Pour la Mauritanie, il a parlé de sa médiation et plaide pour que l’exercice du pouvoir par l’armée ne dépasse pas le 6 juin. Abordant le conflit du Tchad et du Soudan, il a invité leurs dirigeants à trouver les voies d’un règlement pacifique car il s’agit du même grand peuple.

Parlant de l’Ua, Kadhafi a estimé qu’il faut transformer la Commission en Autorité car l’organisation continentale n’en a pas.

Auparavant, le président de la Cen-Sad, Yayi Boni, le Secrétaire général de cette organisation, Helen Johnson-Sirleaf, le président Sambi des Comores et un « roi » du Bénin s’étaient exprimés, en appelant à la solidarité, à l’union dans l’action pour faire avancer le continent.

Ibrahima MBODJ (Envoyé spécial)

lesoleil

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