La mort sans honneur ni gloire d' un des vieux crocodiles de la françafrique.

Publié le par Waldar

Omar Bongo, un des vieux crocodiles de la françafrique est mort.



A la tête du Gabon depuis 41 ans, Omar Bongo est mort dimanche, à 73 ans, des suites d’un cancer dans une clinique à Barcelone (Espagne).

Omar Bongo retourne en terre certainement avec le sentiment du devoir accompli : celui d’avoir réussi à prolonger et d’avoir réalisé dans les faits – car en Droit le Gabon est un Etat indépendant – le rêve de Léon Mba qui n’a cessé de pleurnicher jusqu’à sa mort afin que le Gabon devienne un département français et de s’être personnellement enrichi et d’avoir enrichi ses amis proches et lointains au détriment du peuple Gabonais affamé, enclavé et humilié.

Ami de tous les gouvernements français depuis De Gaulle, Albert-Bernard Bongo devenu El Hadj Omar Bongo puis Ondimba (le peuple lui réclame du changement démocratique, il lui offre des changements de nom personnel), n’a jamais cessé d’être l’Agent des Services secrets français qu’il était à sa prise du pouvoir. Fort de sa longévité et de la fortune amassée au sommet du Gabon, Le Hadj s’octroie le luxe de financer des campagnes électorales en France notamment celle de François Mitterrand comme l’a écrit Pierre Péan dans « Affaires africaines ». Il laisse aussi un gigantesque parc mobilier et immobilier en France et des comptes bancaires secrets qui bien évidemment font et feront le bonheur des paradis fiscaux qui les hébergent. Le peuple gabonais pendant ce temps manque de tout. Avec un tel bilan, la terre ne lui sera pas légère du tout. Et les Africains qu’il prétendait cyniquement représenter ne se mettront pas en deuil, non plus.

Pour montrer toute l’influence de l’Elysée sur ce pays et confirmer que Bongo n’est qu’un agent en Afrique, Nicolas Sarkozy a été immédiatement informé du décès du vieux poulain de 73 ans.

Nicolas Sarkozy, lors de la campagne présidentielle, a eu lui aussi en 2007 sa part de « conseils et d’avis » du doyen. Lors du congrès d’investiture de l’UMP en janvier 2007, porte de Versailles, la fille Bongo, Pascaline, et son époux, le ministre gabonais des Finances, Paul Toungui étaient aux premiers rangs des soutiens de Sarkozy qui une fois élu, n’a pas tardé à recevoir son bienfaiteur Bongo fin mai 2008 à l’Elysée.

Nous l’avions déjà dit. La mort de Bongo n’apportera rien de salutaire au peuple gabonais, car les héritiers Ali et Pascaline Bongo sont déjà positionnés et portés par Bolloré – ami personnel de Sarkozy – et de Christophe de Margerie de TotalFinaElf et de bien d’autres vampires pour capter le pouvoir, comme ce fut le cas du Togo où les fils du défunt Gnassingbe ont été portés au pouvoir sous le double poids du viol et des violences. De toute façon, le clan Bongo garde solidement les rênes du pouvoir avec l’appui total des militaires français stationnés au Gabon au 6ème BIMA et sur la base aérienne depuis 1975 en totale harmonie avec les bases du Sénégal, du Djibouti et à partir desquels les coups les plus tordus sont opérés pour contrôler les peuples d’Afrique, sécuriser le pillages de richesses africaines par les multinationales et maintenir les vassaux de gouvernants en place contre des peuples assoiffés de liberté et humiliés par la faim. Les cas les plus récents sont ceux de l’agression de la Côte d’Ivoire de Laurent Gbagbo et d’incessants sauvetages d’Idriss Deby du Tchad.

Pour sortir du suicide collectif qui se profile à l’horizon sous des pouvoirs africains actuels et éviter que le roi (pères) ne meurt pour que vive le roi (fils), la seule solution qui reste au peuple d’Afrique et à la jeunesse africaine (celui du Gabon, aujourd’hui en situation) est de prendre la mesure du mal que font ces sous-fifres afin d’agir efficacement pour les mettre hors d’état de nuire et couper, in fine, l’herbe sous les pieds de leurs mentors nichés à l’ombre et vidant l’Afrique de ses richesses en toute quiétude. Rien n’arrêtera cette caste de rapaces sauf à lui opposer une résistance farouche menée par une solide organisation de la jeunesse éclairée par notre histoire. Laquelle organisation puise sa force dans les valeurs endogènes africaines et menée par des femmes et des hommes foncièrement animés par l’esprit du bien commun, de patriotisme et de courage sans aucune trace de compromission.



De : J.U.D.A

Commenter cet article