Des présidents qui ne renoncent pas au pouvoir

Publié le par Waldar


Idriss Déby devient président du Tchad en 1996. Réélu en 2001, il fait modifier en 2005 la Constitution pour supprimer la limitation du nombre de mandats, et se fait réélire en 2006.

Paul Biya est président du Cameroun depuis 1982. Selon la Constitution de 1996, il ne pouvait dépasser deux mandats, mais il a fait supprimer cette limitation en 2008.


Zine El Abidine Ben Ali accède à la présidence de la Tunisie en 1987 avant d’être élu en 1989. Des amendements successifs à la Constitution lui permettent de briguer un second, puis un troisième mandat. En 2002, la limitation des mandats est abolie et l’âge limite de candidature à la présidence est porté à 75 ans. Ben Ali pourra donc se présenter pour un cinquième mandat en 2009.

Vladimir Poutine est élu président de Russie en 2000. En 2008, la Constitution lui interdit de briguer un troisième mandat. Il se retire en désignant son dauphin, Dmitri Medvedev, dont il est aujourd’hui le premier ministre. Son successeur modifie la Constitution et allonge le mandat du prochain président de quatre à six ans. Rien n’interdit à Vladimir Poutine de se présenter en 2012.

Kurmanbek Bakiyev a été investi dimanche 2 août à la présidence du Kirghizstan pour un deuxième mandat à la suite d’une élection entachée d’irrégularités.

Kim Jong-il a succédé à son père en 1994 à la tête de la Corée du Nord. Mais le dictateur souffre d’un cancer. Il aurait déjà désigné son plus jeune fils, Jong-un, pour perpétuer la dynastie.

Mouammar Al Kadhafi prend le pouvoir en Libye par un coup d’État en 1969. Autoproclamé colonel et « guide de la révolution », il n’a depuis cette date jamais organisé d’élection.

Hugo Chavez est élu président du Venezuela en 1998. Après un référendum lui permettant de se représenter, il est réélu en 2006. Une nouvelle consultation du peuple, en février dernier, lui permettant de se représenter indéfiniment, il pourra briguer un troisième mandat en 2012.

Commenter cet article