Douane : Le GPS fait sa première victime à Kousseri

Publié le par Waldar

Bien avant le test effectué à Yaoundé, un importateur s’est fait prendre pour tentative de contrebande et a payé une forte amende.


La nouvelle est passée inaperçue. Pourtant, bien avant le test effectué, la semaine dernière, à Yaoundé sur le GPS (Global Positioning System ou géo positionnement par satellite), un importateur s’est fait attraper grâce à cette technologie pour tentative de contrebande. Sa cargaison importée de 11 000 litres d’huile végétale, en transit pour N’Djamena, la capitale du Tchad, n’est jamais arrivée à destination. Au niveau de Kousséri, dans la région de l’Extrême-Nord, à la frontière entre le Cameroun et le Tchad, le camion transportant la cargaison a dévié de son parcours initial et a déversé sa marchandise dans un entrepôt. Immédiatement, l’alerte a été donnée, à partir de la salle de monitoring du port.

Les unités de contrôle de Kousséri se sont rendues immédiatement sur le lieu indiqué pour constater le forfait. Conséquence : l’importateur, étonné de la découverte de sa combine, a payé des frais de douane d’un peu plus de 8 millions de Fcfa plus une amende de 14 millions de Fcfa fixée par le directeur général des Douanes, Minette Libom Li Likeng. Soit, 22 millions de Fcfa recouvrés par la douane sur ladite marchandise. Grâce au GPS qui est un outil de suivi, de sécurisation et de traçabilité des marchandises en transit sur le territoire camerounais.

Selon Thomas Amougou, chef service du Transit au port de Douala, le fonctionnement du GPS est assez simple. Le système est constitué de trois unités : 11 satellites, la cargaison et la base technique de monitoring. Focalisés sur le GPS, les 11 satellites se donnent le relais pour couvrir l’ensemble du territoire. Ils sont reliés à l’appareil GPS, fixé sur la cargaison, et le tout est contrôlé par un écran de monitoring. Au Port. « Lorsqu’on fixe le GPS sur la cargaison, la salle de monitoring déclenche le départ de la cargaison. Quand celle-ci dévie, une alarme dont le bruit ressemble à celle d’une vitre cassée, donne l’alarme. Les unités de contrôle du lieu de l’infraction descendent sur le terrain », explique le chef de service Transit.

Le travail de ces unités est facilité par le fait que le GPS couvre un rayon de 200m. Ce qui signifie qu’au cas où la cargaison dévie de la route, au-delà de 200m, l’alarme se déclenche. Thomas Amougou précise en outre qu’en cas de coupure d’électricité, un groupe électrogène prend le relais pour maintenir la salle de monitoring en fonction. Des unités de stockage de l’énergie sont aussi installées pour parer à cette éventualité. Par ailleurs, la réglementation du GPS interdit le stationnement des cargaisons dans les villes et leurs environs, parce que ce sont des lieux de prédilection des déversements frauduleux.

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