Recit 2: Mon Tchad, 1970/1971, -2-

Publié le par Waldar

 

 

A l’époque, j’étais catholique. J’allais à la messe le dimanche. Je fis rapidement la connaissance du curé d’Abéché. Le père Pierre F. était un personnage. Jésuite, docteur en médecine, il était au Tchad depuis 1955. En dehors des offices, on le voyait plus souvent avec les musulmans qu’avec les chrétiens. Il cultivait un champ de mil en brousse à quelques Kms au nord ouest de la ville. C’est en saison des pluies, évidemment, que se font la plupart des travaux agricoles. Je proposai, et il accepta, de l’aider. Un dimanche après-midi, j’allai sur son champ en jeep, il y travaillait, grattant la terre avec quelques jeunes musulmans et quelques outils. Je participai. Je le rencontrais assez souvent, de manière informelle. A chaque fois, il me distillait une information, le plus souvent quand je venais de l’apprendre. Je savais bien que tout le clergé catholique a pour devoir occulte de renseigner le Vatican. Je le voyais à l’œuvre. Ou nous avions les mêmes sources, ou il savait aussi quand je recevais mes informations. Quelques indices, un vague sourire, me faisait penser qu’il m’espionnait aussi. C’est en cela que j’ai dit qu’il m’avait appris mon métier. Et c’est vrai : quelques 20 ans plus tard, quand la fille aînée des T. s’est mariée, c’est lui qui disait la messe. A la fin, je me suis avancé avec votre mère, pour le saluer. Nous étions seuls dans une des plus grandes églises de Rennes. Quand j’ai rappelé ce souvenir, il a regardé partout autour de lui, effrayé qu’on m’ait entendu. Tombalbaye lui-même, lui disait : « Mon père, vous qui êtes Tchadien plus que moi … ». À l’époque, le président était encore catholique.

 

 

 

  1. La saison sèche

 

 

Quand la saison des pluies se termine, moins de 80 jours après la première (c’est l’exigence minimale pour une production d’arachide commercialisable), les affaires sérieuses commencent. Il faut reprendre le terrain à la rébellion, et la population va changer de joug.

 

« En ce temps-là », les armes ne se vendaient pas moins cher que le pain, les rebelles étaient pauvres et démunis, l’Arabie Saoudite n’arrosait pas les rébellions musulmanes de ses pétrodollars, le premier choc pétrolier date de 1973, le mot « terrorisme » n’était encore utilisé que par l’oppresseur pour qualifier son ennemi intérieur. Les rebelles Tchadiens disposaient d’environ une arme pour quatre « combattants » et de peu de munitions. Comment faire des centaines de kilomètres à pied avec des tonnes de munitions ? Et la formation des hommes était nulle, elle se réduisait à leur distribuer, peut-être même leur vendre, des gris-gris censés les immuniser contre les balles ; celle des petits chefs consistait à leur remettre un petit livret des extraits du « Petit Livre Rouge » traduits en Arabe. Je ne sais pas ce qu’ils racontaient, sûrement pas les principes de « La Guerre Révolutionnaire » que je tiens pour la Bible. Je l’ai fait parvenir à l’état-major, quand je l’ai trouvé, mais je n’ai pas demandé de me renvoyer la traduction. Je dois en avoir au moins un dans mes caisses.

 

La « guerre » était donc facile pour nous, à condition de vouloir vraiment la faire. Beaucoup d’officiers, lieutenants ou capitaines, Tchadiens ou Français, ne forçaient pas leur talent pour rencontrer, dans un pays grand comme 2,5 fois la France, des « Armées » qui ne dépassaient pas 200 hommes et qui, le plus souvent, pratiquaient depuis la frontière soudanaise des marches rarement interrompues de quelques centaines de kilomètres, à raison d’étapes de 20 à 30 km par nuit.

 

Le nouveau patron, le commandant de T., qui voyait bien que les sorties des unités, sections (lieutenant) ou compagnies (capitaine), ne produisaient aucun résultat, ni accrochage ni renseignement exploitable, décida de m’envoyer en brousse, en tant que chef mais avec une section et son propre chef de section. Dès ce moment-là, instruit par l’aventure d’un autre lieutenant, je refusai d’être accompagné par « un autre blanc ». Je voulais connaître à tout moment l’état d’esprit de ma troupe, et je voulais qu’elle connaisse le mien ; pour ça, il ne fallait pas que le soir autour du feu, les blancs se racontent des histoires de blancs et les noirs des histoires de noirs.

Mon camarade, arrivé en présence de l’ennemi, avait commandé « en avant », seul l’avait suivi son radio tchadien. Se faisant tirer dessus des deux côtés, ils s’étaient tous les deux plaqués au sol. Ses soldats avaient interprété ce geste comme « le lieutenant est mort ! », et, avec un bel ensemble, avaient fui jusqu’aux camions. Les camions eux-mêmes s’enfuyaient ; l’un d’entre eux, ayant eu un peu de mal à démarrer, a été rattrapé in extremis par le lieutenant qui l’a obligé à s’arrêter pour attendre le radio qui ne pouvait courir assez vite avec son poste sur le dos. Et le combat s’arrêta, faute de combattant !

 

Les chefs de section tchadiens à notre disposition n’avaient pas été formés en France, mais soit au Congo Kinshasa, soit au Tchad. C’est dire que ce n’étaient pas, sauf exception, des guerriers. Je n’eus donc aucune peine à m’imposer comme chef d’une unité qui changeait presque à chacune de mes sorties. Au contraire, il fallait, pour épargner la susceptibilité et l’autorité de mon camarade Tchadien, ne jamais passer par-dessus sa tête. Lui-même était très content d’avoir quelqu’un qui dise quoi faire. L’armée tchadienne était pauvre en cadres, donc mes camarades tchadiens d’école en France, mieux formés, étaient déjà capitaines, ou bien abrités dans des postes loin du combat. Le plus « exposé », le capitaine Ram…, commandait à Abéché une compagnie « commandos » parachutistes formée au Zaïre. Je ne crois pas qu’il ait jamais participé lui-même à un combat. Son intelligence, et sa « souplesse », lui a permis de traverser tous les régimes, et de couler aujourd’hui une paisible retraite de colonel, à N’Djamena. C’est un des deux survivants Tchadiens de ma promotion. Ce n’était pas le plus sympathique. Le plus sympathique est mort, de maladie, depuis longtemps ; le lieutenant Tobio était aussi à Abéché. Il tenait une vague fonction, que j’ai oubliée, mais le principal de son temps était occupé à draguer, c’était un séducteur. Un jour, le seul dont je me souviens, nous dirigions une opération depuis notre PC d’Abéché, donc depuis nos habituels bureaux. Il devait s’agir d’une opération importante, employant l’armée tchadienne et l’armée française, dont la Légion étrangère. J’étais très occupé, à recevoir les renseignements, à les interpréter, et à les faire redescendre aux unités engagées. Tobio, que j’aimais bien, arrive nonchalamment comme à son habitude, s’assoit sur le coin de mon bureau encombré de papiers et de cartes, et me demande : « Alors, ça va comme tu veux ? » Enervé, je lui réponds : « Dis donc, je suis en train de faire TA guerre, tu veux pas en plus m’empêcher de la faire ! Tu veux ma place ? Vite il descend de mon bureau, et tout sourire : - Non, pourquoi je la voudrais ? Tu la fais bien mieux que moi ! » C’est le seul que j'aurais revu avec plaisir. Bien entendu, cette opération, montée à priori, sans renseignements précis, n’a rien donné.

 

L’officier ops (opérations), remplaçant de mon initiateur goutteux, arriva plein des principes douteux de la guerre d’Algérie. Il organisa des embuscades « a priori », sans renseignement sur des pistes dont on ne savait pas si elles étaient empruntées par les rebelles, les chameaux, les éléphants ou les paysans. Je signifiai clairement qu’on ne m’y prendrait pas. T. eu la souplesse de ne rien imposer et le capitaine Rou… arrêta rapidement de passer ses nuits dehors. Je raconterai plus loin les deux seules fois où il eut l’occasion d’utiliser son arme, pendant mon séjour.

 

Autour du feub0425642autourdufe.jpg

 

Je me souviens de ma première « sortie » et de mon premier bivouac. J’étais encore tout plein de principes d’école. Je voulais occuper mes gens, jour et nuit. Sans vrai renseignement, je décidai de faire une patrouille de nuit avec environ la moitié de la section, une quinzaine d’hommes. Je voulais reconnaître une vallée un peu boisée, au fond occupée par un ouaddi. Nous voilà partis, vers minuit, dans la nuit presque sans lune. Ça n’avançait pas ! Je faisais passer des ordres murmurés d’accélérer aux éclaireurs de tête, sans résultat. Ils ne voyaient rien, mais ils devaient sentir quelque chose. Je pensais qu’ils étaient figés par la peur. Les principes, c’est bien, mais je ne voulais pas y passer la nuit ! A la fin, je montai sur un rocher, en pleine ligne de crête, donc me détachant sur le ciel, et me mis à gueuler, je ne sais quoi. La troupe accéléra, la patrouille se termina, rien ne se passa et nous rentrâmes dormir au bivouac. Quelques mois plus tard, je fis un prisonnier, et au cours de mes nombreux interrogatoires, il me dit qu’ils avaient une nuit failli être attaqués par « des soldats nasara ». Cela me surprenait ! Carte et calendrier en main, j’essayai avec lui de trouver le jour et le lieu (pas facile, les rebelles marchent sans carte et sans calendrier). Pas d’autre solution ! Les soldats nasara, c’était moi, sur ma crête, alors que les rebelles marchaient silencieusement au fond sableux du ouaddi. Ma « grande gueule » m’a sauvé la vie. Les rebelles avaient très peur des nasara, bien armés et vrais guerriers. Et mes Tchadiens sudistes morts de peur n’étaient pas si mauvais que je le pensais ! Je ne me suis pas vanté de cet exploit auprès de mes chefs …

 

Autre sortie, autre bivouac :

 

Au moment de bivouaquer, vers 16h30, 17h, pour avoir le temps de faire le feu pour le dîner avant la nuit (l’obscurité totale est une obligation de sécurité, la moindre lumière rend aveugle et signale), nous observions attentivement le terrain pour éviter de nous installer sur une trace d’éléphant : trente hommes couchés, même bien armés, n’arrêtent pas un troupeau d’éléphants ; de plus, des tirs d’affolement risquent de les rendre furieux. Ensuite nous placions chaque homme pour former un cercle presque parfait, pour ne pas s’entretuer en se tirant dessus, avec les véhicules au centre orientés sur la direction la plus facile pour partir en cas de besoin. Enfin nous faisions le feu et la cuisine, « le riz, la chèvre » comme tous les jours, et tout était terminé, braises arrosées, quand la nuit devient noire vers 18h30. Une ou deux sentinelles veillaient sur notre sommeil, relevées toutes les deux heures par un gradé, chargé de ce travail. Je ne tolérais pas le moindre bruit, le réveil était à 5h30 et la journée du lendemain pouvait être très dure. Une nuit je fus réveillé par des paroles excitées. De ma natte (pour se protéger des scorpions qui viennent dormir au chaud, dessous), je protestai : « - Qu’est-ce qu’il y a ? Fermez-là ! – Mon lieutenant, les lions ! – Quoi, les lions ? – Ben, ils traversent ! – Eh ben, laissez-les traverser et taisez-vous ! » Une troupe de lions silencieux comme des chats et que seule la sentinelle avait vus mais que les traces attestaient le lendemain, avait traversé notre campement, pas le moins du monde effrayée par les odeurs de trente hommes endormis, ni par notre conversation.

6) Mode de vie et mon mariage

 

 

Pendant la saison des pluies le soir, nous vivions calfeutrés dans les maisons, pour échapper aux moustiques et aux cantharides, qui sont une sorte de petit coléoptère dont toutes les articulations sécrètent un acide très inflammatoire, provoquant un œdème très important. Je persiste à croire que la « fourmi brûleuse » du Gabon est différente, elle n’arrive pas à la même saison et ne provoque pas d’œdème mais une brûlure visible et qui disparaît très lentement. Le cinéma, en plein air, ne fonctionnait pas. Les seuls loisirs étaient le bridge ou la lecture. Mais dès le début de la saison sèche, avant même que les moustiques aient disparu, nous dînions dehors, en nous badigeonnant de citronnelle, et en brûlant des insecticides pas très efficaces. Nous échappions ainsi à la chaleur accumulée par les murs dans la journée.

 

Case piscine1a06ebb6casepiscin.jpg

 

Dans notre concession, il y avait 2 maisons, la nôtre, occupée par la popotte des officiers et par 2 officiers célibataires, l’officier ops et moi, l’autre un peu plus loin, occupée, je crois, par des sous-officiers. Nous voyions passer des « filles libres » qui venaient régulièrement les voir. Un soir, nous sirotions notre citronnelle d’après dîner, elles nous saluèrent et s’approchèrent. L’une d’entre elles me demanda : « Tu ne veux pas que je vienne te voir un soir ? – Si tu veux. – Quand ? – Ben…, demain si tu veux. – Non, demain, je ne peux pas, mais après-demain. » C’est ainsi, publiquement, que commença ma première « liaison » tchadienne.

 

Elle venait environ deux fois par semaine, elle était très gentille et elle vint parfois avec son bébé, qu’elle couchait dans son lange, sur le sol. Je lui donnais de l’argent, pas beaucoup, ce qu’elle demandait. Je me souviens même qu’un soir elle le refusa. Je n’avais pas la monnaie la fois précédente et lui avais donné « trop même ». Elle devait être fidèle ainsi à quelques uns, que j’ignorais. Mais l’un d’entre eux au moins ne lui était pas fidèle.

 

Un jour, nous étions en opération. Au bivouac, le soir, nous parlions debout non loin du feu pendant que se préparait le dîner. L’adjudant infirmier décrivait les premiers symptômes de la « chaudepisse » (la blennorragie). Je m’éloignai… et revint convaincu que j’y avais droit. Je demandai le traitement prescrit. « Un antibiotique, mais je n’en ai pas assez dans ma trousse. – C’est pas un problème, je vais en demander à la vacation radio, et l’avion va nous le balancer demain », aussitôt dit, aussitôt fait. Mais en réponse, j’obtins un simple « pourquoi ? ». Je me souviens de ma réponse en morse « O.R. B.L.E.N.N.O. ». Le commandant refusa le médicament et me fit récupérer dès le lendemain par avion. Il y avait des petites pistes dans chaque canton. Le traitement fut très efficace, c’était la première. Je fis soigner également ma « copine », comme on dit aujourd’hui, et lui demandai d’alerter toutes ses autres liaisons. Mais je lui signifiai aussi la fin de la mienne. Et pris la décision de me marier. J’en parlai à mon « gardi », le vieux gardien de la concession qui vivait dans une petite case sur place. Il était de la tribu des Arabes Ma’ariyés, une tribu chamelière nomade sur le Soudan et le Tchad, une tribu « noble ». Le roi de cette tribu, le Cheikh, vivait en saison sèche à Abougoudam, 30 Kms sud est d’Abéché. Ce Cheikh était aussi président de la société de courses d’Abéché, je le connaissais, pratiquement depuis son arrivée en début de saison sèche. J’avais beaucoup d’estime pour lui. Sa tente était modeste et magnifique, le sol couvert de tapis de tout l’Orient. Il avait environ 40 ans, grand, le teint brun clair, il était très beau. Il venait d’épouser sa quatrième femme, la fille d’un Cheikh du Kanem, région nord du lac Tchad, région de pâturage des tribus chamelières du nord ouest du Tchad. Dans la dot de sa femme, il avait fourni « un esclave ». Dans sa tente, il y en avait plusieurs. Ils étaient vraisemblablement libres d’aller et de venir, mais ils préféraient rester avec lui qui était riche et généreux. C’est sous sa tente que j’ai rencontré un vieux, si vieux qu’il avait connu le Tchad avant la conquête française, avant 1910. Il n’avait plus beaucoup de dents, mais il parlait volontiers, prenant le thé avec nous. La dernière femme du Cheikh, à peine 17 ans, était superbe. Quand elle venait, apportant le thé ou le marteau à sucre, je cessai de parler pour la regarder. Son voile, doré et transparent, soulignait sa beauté. Mon silence soudain et ma contemplation étaient de la dernière incorrection, mais je crois que cela amusait le cheikh. Ainsi, j’ai bu le thé, servi par une reine de 17 ans ! Mais la tribu, qui a pris parti pour les Libyens lors de l’invasion vers 1980, a été exterminée par les Ouaddaïens, au dire du Lieutenant Mahamat B., après le départ de l’armée libyenne. La tente du cheikh, qui était encore un vrai nomade en 1971, a peut-être échappé au massacre, mais ma « belle famille », probablement pas.

 

J’avais précisé à mon gardi mes intentions de mariage : je voulais épouser une fille qui avait déjà été mariée, et qui me choisirait elle-même, contrairement à la tradition. Mon gardi en parla à son roi, qui approuva ma démarche. Quelque temps plus tard, mon gardi vint m’annoncer que deux femmes viendraient me voir. Je les conviai pour le thé, que le boy prépara, mais que je servis moi-même. Et la conversation, assez limitée, se déroula sans interprète. L’une d’elle s’était annoncée comme voulant m’épouser. En fait ce fut l’autre qui me choisit. Je sus plus tard que mon gardi s’était battu au couteau avec un homme d’une autre famille pressentie et qui s’était trouvée insultée par la proposition.

 

On me fixa la dot que je devais constituer pour ma femme ainsi que les cadeaux que je devais faire aux membres de sa famille. Pour elle, il y avait des pagnes, d’autres vêtements de toutes sortes, des parfums, nombreux, des bijoux, du bétail, un chameau, des moutons etc. Pour chaque membre de sa famille, des cadeaux, modestes, mais en quantité. Pour les enfants, je crois me souvenir qu’il fallait au moins un kilo de bonbons (il n’était pas prévu de brosses à dents). Mon boy, mon cuisinier, mon gardi m’aidèrent à constituer tout cela. Je fis porter le tout la veille du jour fixé pour le mariage, ainsi que le mouton pour la fête. Et, un peu avant la tombée de la nuit, en jeep, je me rendis dans ma belle famille. Mon gardi était des invités évidemment, mais une autre de mes exigences était que j’invitais des gens de plusieurs ethnies, dont au moins un ouaddaïen, mon interprète. Nous dînâmes. Nous mangeâmes le mouton farci en méchoui, la boule de mil et la sauce au gombo, nous bûmes force tasses de thé, les hommes avec mon beau-père et moi, les femmes dans la pièce voisine. Enfin, mon chauffeur commença par faire un voyage pour la dot, et les affaires de ma Dame, puis il me laissa la voiture et je ramenai ma dulcinée que j’avais à peine remarquée lors du thé puisque c’était l’autre qui s’était désignée. Elle avait 19 ans. Elle avait été mariée « avec un mauvais mari ». Elle l’avait « répudié ». Je ne sais pas pourquoi. N’avait-il pas payé sa dot ? Je n’ai rien pu savoir.

 

mediapart

Commenter cet article