Moungar: la paix au Tchad à trois conditions

Publié le par Waldar

Les déclarations de l’ancien président tchadien Goukouni Weddeye, après son retour à N’Djaména, le 19 août dernier, ne sont pas restées longtemps sans réponse.

CES

 

De France, l’opposant Fidel Abdelkerim Moungar, ancien ministre de l’Education nationale d’Idriss Deby, ancien Premier ministre (d’avril à novembre 1993) issu de la conférence nationale, réagit.

Tout en se félicitant du rôle que Weddeye pourrait jouer dans la fin de la crise tchadienne, l’ancien Premier ministre déplore ses premières déclarations invitant « les mécontents de l’extérieur et de l’intérieur à rentrer pour construire leur pays plutôt que de faire la guerre ». Ceux qu’ils nomment « les mécontents » sont, pour Moungar, des groupes armées qui auraient pris le pouvoir sans le bouclier français et dont les chefs sont condamnés à mort par le régime de Deby. Leur retour au Tchad signifierait donc leur mort. Il ne peut donc s’agir d’un simple retour.

Pour l’opposant, les conditions de la paix sont au nombre de trois :

  • « négociation et établissement d’un accord sans leurre avec l’opposition militaire avec un rôle particulier de la communauté internationale dans l’organisation des pourparlers et la garantie d’application des accords ;
  • prise en compte et satisfaction des revendications de la société civile et des partis politiques ;
  • rétablissement de relations cordiales avec le Soudan et signature d’accords crédibles de non ingérence ».

Moungar estime que Goukouni Weddeye, par ses prises de positions antérieures et son statut peut aider à la paix, mais il lui faut pour cela, tenir à Deby un langage de vérité.

les  afriques

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