Télécommunications : le Tchad et le Cameroun brouillent les ondes

Publié le par Waldar



Les deux pays signent un accord ce jour à Maroua afin de réguler les fréquentes de communication et réduire les interférences.

«Avec l’arrivée de GSM, ce sont des stations qui propagent des ondes. Mais ces ondes ne connaissent pas de frontière, cela fait qu’on émette sur les mêmes fréquences», lance Abbakar Moussa Baggar, network planning group manager de l’operateur zain (Tchad).

A Baboguel Alaye Koumakoye, radio manager de l’operateur Tigô de renchérir « il y a eu chevauchement de fréquences au niveau des deux pays. Et comme dans toute négociation on perd et on gagne, nous espérons que les deux agences de régulation des télécommunications (Tchad et Cameroun) trouveront une solution». Le Cameroun et le Tchad, deux pays voisins se partagent non seulement les frontières mais aussi les fréquences de communication. Les signaux des opérateurs camerounais (MTN-Orange-Camtel) sont reçus à l’intérieur du Tchad ainsi que ceux de Zain, Salam Tigô et sotel Tchad qui sont également reçus au Cameroun. Une situation qui brouille le réseau de communication. Les signaux de communication des deux pays font interférent et perturbent les appels.

Conscients de cette perturbation, le directeur général de l’Agence de régulation de télécommunications (ART) qui parle au nom des opérateurs camerounais a tout simplement pris l’engagement de signer un accord pour délimiter les zones de fréquence avec son homologue de l’office tchadien de régulation de télécommunications (OTRT). Le chef lieu de la région de l’Extrême-Nord (Maroua) a été choisi pour abriter cette 7e rencontre de coordination des fréquences aux frontières Tchad – Cameroun. Les travaux des experts Cameroun / Tchad pour la finalisation de l’accord ouverts le 1er septembre par Bara Julien, secrétaire permanent de l’assemblée de régulation des télécommunications de l’Afrique centrale (ARTAC) ont débattu tous les problèmes liés à la gestion des fréquences des signaux  au niveau des villes frontalières.

La signature de l’accord qui aura lieu ce matin à Maroua en présence des opérateurs en télécommunications venus des deux pays, aura pour but de faire partager les fréquences à la frontière; de déterminer les distances de pénétration et la puissance des signaux; et de résoudre les problèmes techniques et commerciaux dans la sous région.



par Oscarine Mbozo’a

 

 La Nouvelle Expression

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