La légendaire solidarité africaine serait-elle en danger ?

Publié le par Waldar

Racisme : la solidarité recule en Afrique centrale

La légendaire solidarité africaine serait-elle en danger ? La réponse affirmative semble la plus plausible à cette question, vu le contexte actuel. Les discriminations raciales et tribales, tout comme la xénophobie, sont des phénomènes de plus en plus présents en Afrique centrale.

Ils se manifestent dans les écoles, les administrations, les lieux publics. C’est le constat établi par Chris Mburu, représentant régional du Centre pour les droits de l’Homme et la démocratie en Afrique centrale. Il a profité de la tribune à lui offerte hier à l’hôtel Mont-Febé pour dénoncer les conséquences d’un problème qui, selon lui, « n’est plus une question de couleur » : le racisme. C’était à l’occasion de l’ouverture du séminaire sous-régional sur « les plans nationaux d’action et bonnes pratiques pour lutter contre le racisme, la discrimination raciale, la xénophobie et l’intolérance qui y est associée ».

Ces travaux s’inscrivent dans le cadre du suivi de la première conférence d’examen sur le racisme organisé en 2001 à Durban (Afrique du Sud). Et le constat établi par le ministre délégué auprès du ministre des Relations extérieures, Adoum Gargoum, qui présidait cette cérémonie, est amer. « Depuis huit ans, le monde n’a presque pas évolué ». Le Cameroun a pris des engagements internationaux mais les actes de discriminations restent visibles a reconnu le MINDELMI. D’où la nécessité, pour le Haut-commissariat aux droits de l’Homme, organisateur du séminaire avec l’appui financier de l’Organisation internationale de la Francophonie, d’engager les Etats à suivre les résolutions de Durban. Et pour la représentante du Haut-commissariat, Birgit Van Hout, il faut ramener la lutte au niveau national, « là où elle aura plus d’impact ».

Depuis la première conférence sur le racisme de Durban, les Nations unies se sont engagées à mettre le combat contre le racisme au cœur de leur action. Il s’agit d’ailleurs de l’un de ses axes prioritaires pour le biennum 2010-2011. Le document final de Durban a assigné aux Etats l’obligation de définir et élaborer des programmes de lutte contre le racisme et ses manifestations. Les séminaristes, jusqu’à demain, devront donc donner à leurs gouvernements respectifs les éléments nécessaires pour élaborer leurs plans d’action nationaux.


Josiane R. MATIA

 

Cameroon-Tribune

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