A Bangui, la Cémac veut redorer son blason après des scandales financiers

Publié le par Waldar

 La Communauté économique et monétaire de l'Afrique centrale (Cémac), secouée récemment par des scandales financiers, doit "restaurer (sa) crédibilité", a estimé samedi à Bangui son président en exercice sortant, François Bozizé, lors du 10e sommet de cette organisation.

La Cémac regroupe le Cameroun, la Centrafrique, le Congo, le Gabon, la Guinée équatoriale et le Tchad, six pays dont la crise financière internationale a affecté les économies à travers la baisse des cours de leurs principales sources de revenus: pétrole, mines et bois.

Un premier scandale a été mis au jour lorsque, fin janvier 2009 à Libreville, les dirigeants de la Cémac ont ordonné un audit général de leur institut d'émission monétaire, la Banque des Etats de l'Afrique centrale (BEAC), mais aussi des audits sur des opérations de placement effectuées auprès d'une banque française, qui ont mal tourné.

Ils avaient décidé la suspension des placements par la BEAC, sans fournir d'estimations sur le préjudice causé.

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Les leaders de la région ont ordonné les audits après avoir "constaté des insuffisances dans la mise en oeuvre des réformes", a déclaré le président centrafricain François Bozizé à l'ouverture du sommet de Bangui, auquel participent ses homologues des cinq autres pays membres.

Le sommet de Bangui doit examiner les conclusions des audits effectués et "trouver la solution appropriée qui doit permettre de restaurer la crédibilité et l'image de marque" de la Cémac, a-t-il déclaré.

Fin septembre 2009, le gouverneur de la BEAC, le gabonais Philibert Andzembé, a avoué que la banque avait perdu 16 milliards de FCFA (25 millions d'euros) dans des investissements hasardeux. Il avait aussi évoqué des détournements portant sur 15 milliards de FCFA (BIEN: 15 mds FCFA, 22 millions d'euros)

Ces malversations, révélées par l'hebdomadaire Jeune Afrique, ont ensuite été confirmées par un rapport interne d'enquête de la BEAC, publié fin octobre, selon lequel 25 millions d'euros avaient été détournés par des employés de la BEAC entre 2004 et 2009.

AFP

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