APRES LE DOCTEUR KHALIL… LES CHEFS DE LA REBELLION TCHADIENNE EN DANGER

Publié le par Waldar

L’accord de paix entre le Tchad et le Soudan conclu, il y a un an, après la visite d’Idriss Deby à Khartoum n’est pas un accord de plus sur la liste des nombreux accords conclus entre les deux régimes. En son temps, nous l’avions souligné, chaque jour qui passe montre que Deby et El Béchir partagent la même préoccupation quant aux solutions à apporter aux nombreux problèmes politiques internes qu’ils rencontrent.

La paix, entre eux, passe par une collaboration mutuelle pour démanteler les rebellions qu’ils ont créées, organisées et soutenues l’un contre l’autre. Singulier !

Ainsi donc, il revient à Deby de pousser les rebelles du Darfour - en particulier le MJE, le groupe le plus puissant, le plus dangereux pour le régime de Béchir, celui qui a pu atteindre OMDOURMAN,- à rallier moyennant quelques cadeaux, ou alors en cas de refus de faire en sorte que les chefs qui s’opposent à la drôle de paix soient mis hors circuit. C’est ce qui vient d’arriver au chef du MJE, le docteur KHALIL Ibrahim.

Il est évident que Deby attend la même chose d’El Béchir ; bien sûr, le style et la méthode seront différents mais le résultat risque d’être similaire.

La paix sans la réconciliation et sans prix coûtant. C’est l’approche partagée par Deby et El Béchir, et ils y travaillent lentement mais sûrement. Cantonnement, création d’une force mixte pour surveiller la frontière, tracasseries administratives etc… Bref, l’objectif est clairement déroulé ; dépouiller les différentes rebellions de leurs moyens d’action et partant limiter drastiquement leur capacité de riposte, encore moins d’offensive. Pour mettre en musique cette politique, l’homme qui a, jadis, crée des mouvements de rebellions aux quatre coins de la terre, s’est aujourd’hui spécialisé dans le démantèlement de celle-ci, depuis une certaine déculottée. Aussi, l’axe Ndjamena-Tripoli-Khartoum tourne à plein régime et Kaddafi est associé à tous les coups tordus.

Par l’expulsion du Tchad, sans aucun ménagement, du leader de la rébellion soudanaise, Idriss Deby est celui qui a posé les actes les plus démonstratifs pour attester de sa volonté inébranlable de respecter ce qui a été convenu avec le président soudanais. Celui-ci renverra-t-il l’ascenseur comme Deby s’y attend ; et comment ? C’est, bien sûr, la question qui est sur toutes les lèvres.

Cette fureur démonstrative de Deby est la preuve d’une part, que la confiance n’est pas encore au rendez-vous côté Soudan, d’où la multiplication d’actes de reniement et de bassesse de la part de Deby, et d’autre part, que cette attitude révèle un état d’esprit d’un homme inquiet, pas sûr de lui et de sa puissance supposée.

 

 

La Rédaction Zoom

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