Biographie de N'garta Tombalbaye

Publié le par Waldar

tombalbaye

Premier président de la République du Tchad, François Tombalbaye, qui a remplacé en 1973, son prénom chrétien par celui de N'Garta (« le vrai chef »), a exercé le pouvoir, d'une manière de plus en plus autoritaire et arbitraire, depuis l'indépendance de son pays (11 août 1960) jusqu'à sa mort.

Membre du Parti progressiste tchadien, François Tombalbaye est élu, en août 1960, premier président de la République du Tchad. Il restera au pouvoir jusqu'en avril 1975, date à laquelle il sera renversé et tué à la suite d'un coup d'État militaire.

François Tombalbaye est né à Bessada, près de Koumra, au cœur du pays des Sara, principale ethnie du sud du Tchad. Les Sara, qui sont ou chrétiens ou animistes, monopolisent les postes administratifs et peuvent être considérés comme les véritables maîtres du pays ; il en résulte un très vif mécontentement parmi les populations musulmanes du Nord et du Centre, qui sont entrées en rébellion en 1965. Tombalbaye est, quant à lui, protestant. Instituteur, de 1942 à 1947, et militant syndicaliste, il travaille à forger l'unité nationale, non sans prendre conscience des difficultés de cette tâche. Mais le trait dominant de son caractère, une irrépressible soif de pouvoir, l'a conduit à sa perte, aussi inéluctablement que dans une tragédie grecque. Ce politicien habile devient un dictateur paranoïaque, hanté par la crainte d'être assassiné, se méfiant de ses amis, les jetant en prison, usant de la torture et du meurtre, traitant ses ministres comme des laquais ou des bouffons.

En 1947, Tombalbaye participe à la fondation du Parti progressiste tchadien (P.P.T.), section locale du Rassemblement démocratique africain (R.D.A.). Il est successivement conseiller territorial du Moyen-Chari en 1952, vice-président du Grand Conseil de l'Afrique-Équatoriale française en 1957, président du Conseil des ministres en 1959 et, enfin, à l'issue des négociations avec la France, qu'il a conduites et qui aboutissent à l'indépendance du Tchad, il est élu président de la République le 12 août 1960. En 1962, l'Assemblée est dissoute, de nouvelles élections donnent la majorité au P.P.T., et Tombalbaye cumule les fonctions de chef de l'État et de chef du gouvernement. Il a pour tâche essentielle le maintien de l'unité nationale. Incidents, complots, révoltes se succèdent dans le nord et l'est du pays. Tombalbaye, qui a accepté une politique de clémence en 1964, durcit à nouveau son attitude à partir de 1965 et surtout de 1966 lorsqu'il devient clair qu'il s'agit d'une rébellion organisée. Le soutien qu'accorde le Soudan aux rebelles entraîne la fermeture de la frontière ; la Libye est à son tour accusée de servir de refuge au chef du Frolinat (Front de libération nationale du Tchad). En 1968, Tombalbaye fait appel à l'aide militaire française pour réprimer la révolte toubou au Tibesti. Réélu en 1969, le président tchadien se fait accorder les pleins pouvoirs et exerce alors une véritable dictature. En 1972, il rompt avec la France et avec Israël ; il renoue les relations avec le Soudan et avec la Libye, qui cesse alors d'aider le Frolinat ; dans le même temps, il se tourne vers les États-Unis. Pendant l'été de 1972, pour imiter Mobutu, et au nom de l'authenticité chère au président zaïrois, il lance la « révolution culturelle » qui remet en valeur les traditions et coutumes ancestrales et exalte la « tchaditude ». Il débaptise le P.P.T., lui faisant prendre le nom de Mouvement national pour la révolution culturelle et sociale (M.N.R.C.S.), change le nom de la capitale Fort-Lamy en N'Djamena, rétablit les chefferies traditionnelles, impose, en particulier aux fonctionnaires, le retour aux rites d'initiation (yondo). Ces mesures heurtent profondément les chrétiens sur lesquels s'appuyait le régime et qui viennent grossir les rangs de l'opposition. Enfin, il arrête son chef d'état-major, le général Malloum (qui lui succédera), et plusieurs personnalités, dont la présidente de l'Union des femmes de son propre parti, Kaltourna Guembang, qu'il accuse de pratiquer contre lui la sorcellerie. Aussi, quand, le 13 avril 1975, lors du coup d'État militaire, Tombalbaye trouve la mort, y aura-t-il bien peu de Tchadiens pour regretter leur président.


Source : www.monde-magouilles.com

Commenter cet article

SOULEIMAN HABIB 28/01/2011 15:33



Soyons sincères.


Faites la synthèse de tous les regimes qui se sont succedé au Tchad.


Pendant le régne duquel, le tribalisme, l'incompétence, le racisme, le detournement etc... sont développés.


Nos vieux malgré, qu'on continue par dire gratuitement aujoujourd'hui que les musulmans se sont vus frustrés sous le régne de NGARTA, on oublie aussi souvent qu'au sud du TChad même, il y a des
peuples qui ne sont pas des SARA MADJINGAYE. Il ya bien les Ngambaye, les ethnies du Mayo kebbi (massa, toupouris, moundangs, karo, moussey etc..), celes de la Tandjilé (kabalaye, lélé, soumraî,
etc...) . ces peuples étaient ils à l'aise ? Non svp.


Sont ils lâches pour n'avoir pas été en rébellion ?


Faisons le bilan de l'histoire.