Bulletin d'information humanitaire Tchad, du 17 octobre au 17 novembre 2009

Publié le par Waldar

- Graves actes de banditisme affectant les humanitaires à l'est: un cas de meurtre et un kidnapping;

- 44 cas de polio enregistrés au Tchad depuis le début de l'année;

- Les engins non explosés ont fait quatre morts à l'est;

- La sécurité alimentaire compromise par la baisse des récoltes;

- Appel de fonds humanitaire (CAP) pour le Tchad financé à 67%.

I. Contexte

L'insécurité reste un défi majeur affectant la protection des civils et des humanitaires à l'est du Tchad où environ 70 organisations humanitaires continuent à apporter de l'assistance à des centaines de milliers de personnes. Plusieurs incidents graves ont eu lieu récemment et ont conduit à la suspension temporaire des activités de six organisations humanitaires dans certaines localités de l'est où au moins 37 000 personnes ont besoin d'assistance.

Le 9 novembre, un membre du personnel expatrié du Comité international de la Croix-Rouge (CICR) a été enlevé par plusieurs hommes armés dans le village de Kawa, à proximité de la frontière avec le Soudan. La personne enlevée est un agronome qui devait évaluer les résultats de la dernière récolte. Le CICR est en contact avec les autorités et d'autres partenaires afin que cette personne soit libérée le plus rapidement possible. Suite à cet incident, le CICR a temporairement suspendu ses activités hors des villes à l'est. Le travail d'urgence de l'équipe chirurgicale du CICR à l'hôpital d'Abéché continue.

Le 7 novembre, alors qu'une équipe de l'ONG SOLIDARITES était en déplacement dans un minibus au Nord d'Adé, à la frontière avec le Soudan, pour le démarrage d'un chantier de construction d'un puits, six hommes armés ont ouvert le feu sans sommation sur le véhicule. Le chauffeur est décédé à l'hôpital d'Adé des suites de ses blessures. A la suite de cet incident, SOLIDARITES a demandé aux autorités tchadiennes de prendre les mesures nécessaires afin de faire la lumière sur cette affaire. L'ONG a arrêté ses activités humanitaires dans les zones rurales d'Adé. Dans l'Assoungha, les ONG Première Urgence (PU), International Relief and Development (IRD) et l'Association pour la Promotion des Libertés Fondamentales au Tchad (APLFT), basées à Arkoum, ont aussi suspendu temporairement leurs activités pour des raisons sécuritaires. Dans les sites de déplacés d'Alacha, d'Arkoum, de Goudiang et Borota, les difficultés d'accès rendent quasi-impossibles l'assistance aux déplacés.

Reliefweb 

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