France – Tchad : La disparition de l'opposant tchadien Oumar Mahamat Saleh au menu des députés français

Publié le par Waldar


France – Tchad : La disparition de l'opposant tchadien Oumar Mahamat Saleh au menu des députés français
L’Assemblée nationale française se penche depuis ce mardi 23 mars sur la disparition de trois opposants politiques tchadiens, disparus lors d’une offensive des rebelles sur Ndjamena en février 2008. Depuis cette date deux des disparus ont été retrouvés. Par contre, Oumar Mahamat Saleh, le troisième, n’a depuis pas donné signe de vie. Aujourd’hui, les députés français veulent être édifiés sur le sort de cet opposant. A cet effet, des personnalités françaises présentes en Tchad lors des événements de février 2008, seront entendus. Déjà deux diplomates ont été entendus, ce mardi 23 mars, au palais Bourbon.

« D’abord il nous semblait nécessaire, un peu plus de deux ans après la disparition d’Ibni Oumar Saleh, de savoir à peu près où on en était dans cette affaire. Ce que les diplomates français connaissaient de cette affaire et de ce qui s’était passé depuis. Donc nous avions le souci de ne pas laisser ce dossier s’endormir derrière une pile d’autres », a expliqué le député socialiste, Gaëtan Gorce, sur RFI. Toutefois, M. Gorce concède que cette audition ne leur a pas « vraiment » permis de cerner les tenants et aboutissants de cette journée du 3 février 2008. Mais tout de même, ça a contribué à « préciser peut-être un peu mieux le rôle joué par chacun, dans la mesure où nous avons interrogé l’ambassadeur de France sur ce qu’a été son action, pendant cette période ». Le diplomate leur a indiqué que sa tâche se limitait à l’évacuation des ressortissants français. « Je l’ai pour ma part interpellé, sur le fait qu’il est dommage que la France n’ait pas profité de la résolution du Conseil de sécurité du 4 février, pour inclure une mise en garde contre toute conséquence néfaste des événements pour les opposants, dont on savait à ce moment-là qu’ils avaient disparu », a ajouté Gaëtan Gorce. Seul le ministre des affaires étrangères, Bernard Kouchner peut éclairer la lanterne, selon M. Gorce.

« Je pense que le véritable interlocuteur pour la commission devrait être maintenant le ministre des Affaires étrangères. Je crois qu’il y a, dans cette affaire, beaucoup d’intérêts qui sont très étroitement liés. Il est incontestable que les liens qui existent entre le gouvernement tchadien et la France alors que ça devrait rendre les choses plus faciles, les rendent au contraire plus difficiles. Il faut donc maintenant progresser par étapes », a – t- il laissé entendre sur RFI.

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