Le Nouveau PM pensait aux polico-militaires ralliés mais finalement rien..

Publié le par Waldar

Après la passation de service entre le Premier ministre sortant, Youssouf Saleh Abbas et l’entrant, Emmanuel Nadengar, La Voix s’est approchée du dernier qui livre ses impressions sur le chantier qui l’attend. Propos recueillis par Eloi Miandadji.
 
La Voix : Monsieur le Premier ministre, vous héritez un fauteil au moment absolument sensible ; les échéances électorales, comment allez-vous vous prendre ?
 
NadingarEmmanuel Nadengar : Le processus est déjà déterminé pour les différentes phases. Il y a des organes qui sont mis en place. Les élections vont avoir lieu. Nous avons la Commission nationale électorale indépendante (Ceni). Vous savez que nous sommes prêts à amorcer le recensement électorale et nous avons déjà des données sur le recensement général de la population. Nous allons veiller sur les dispositifs mis en place avec les équipes qui sont chargées de leurs mises en œuvre pour que cela fonctionne normalement et qu’on aille vers ce processus avec les différents acteurs, les partis politiques et l’administration. Je crois que tout semble avancer pour le moment. Nous avons été dans le ministère qui accompagnait ce processus. Donc, nous allons renforcer les moyens, nous allons rassurer et faire en sorte que la population soit suffisamment sensibilisée sur cette question. Le quinquénnat social du chef de l’Etat est un programme qui a connu ses débuts et ses avancés. Il y a lieu de faire de sorte que les réalisations faites, les initiatives prises dans ce programme-là deviennent visibles, plus transparentes… D’autres points doivent également permettre d’autres avancées. Je pense que le gouvernement a développé beaucoup de moyens à travers plusieurs ministères. Et nous allons faire de sorte que ces moyens se déploient, que les populations puissent se l’approprier et se prendre en charge. Là, nous vivons les élections locales. C’est un but facile. Mais pour arriver à ce but, il y a des projets déjà sur le terrain et qui ont besoin d’être ancrés, consolidés et il faut des directions qui les conduisent. C’est un travail que nous allons également nous atteler pour que cela réponde aux attentes des populations et de notre pays.
 
Avec le rétablissement diplomatique entre le Tchad et le Soudan, l’Accord de paix entre le gouvernement soudanais et le MJE, peut-on espérer à un retour de certains polico-militaires, sinon tous ?
 
Il y a le retour au bercail de certains citoyens tchadiens qui pensaient que les conditions actuelles permettent qu’ils apportent leur pierre à l’édification du pays. La configuration du gouvernement sera fait de manière à intégrer tous les Tchadiens capables de pouvoir mener le programme politique du chef de l’Etat. Et donc, des Tchadiens comme cela a toujours été, des Tchadiens engagés dans les partis de la majorité présidentielle, les partis de l’opposition et vous allez trouver aussi des Tchadiens comme dans le gouvernement précédent, qui sont venus dans le cadre du ralliement. Donc, d’une manière ou d’une autre, il y aura des Tchadiens engagés politiquement, ici ou là, selon leurs contributions à ce programme politique du chef de l’Etat.
 
Etes-vous prêt à engager votre programme politique dans les semaines qui suivent votre installation par l’Assemblée nationale ?
 
Nous nous efforcerons dès l’instant après cette passation de service. Nous sommes tout à fait conscients que le temps est pressé. Vu tous les projets que nous avons cette année, je pense que nous allons le faire le plutôt possible.
 
Interview réalisée par Eloi Miandadji



Source: www.lavoixdutchad.com



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