Les otages français au Tchad et au Soudan en "bonne santé", selon le CICR

Publié le par Waldar

 Les deux employés du CICR, enlevés respectivement le 9 novembre au Tchad et le 22 octobre au Soudan, sont "en bonne santé", a annoncé mardi le Comité international de la Croix-Rouge (CICR), précisant que ces informations datent du 12 novembre.

Vendredi, l'AFP avait appris que le premier, Laurent Maurice, un agronome, avait pu "téléphoner jeudi à ses responsables à N'Djamena pour leur dire que (ses ravisseurs) demandent un million d'euros avant de le libérer", selon une source proche de la Coordination nationale d'appui à la force internationale à l'est du Tchad.

Une rançon avait également été demandée par les ravisseurs du second employé du CICR, Gauthier Lefèvre, enlevé au Soudan.

Mardi, le CICR a affirmé avoir "réussi à avoir des contacts téléphoniques avec les ravisseurs de chacun de nos deux collaborateurs. Nous avons également réussi à parler directement avec Gauthier et Laurent. Ils disent tous deux qu'ils sont en bonne santé".

"À ce stade, nous ignorons s'il y a un lien entre les deux incidents (...) Nous ne savons pas exactement qui est derrière ces enlèvements ni quels sont les motifs des ravisseurs, et nous ne voulons pas avancer d'hypothèses", a estimé Daniel Duvillard, chef des opérations CICR pour l'Afrique de l'Est.

"Nous avons effectivement reçu une demande de rançon pour Gauthier, mais le CICR a pour politique de ne pas payer de rançon. Il continuera de faire le maximum, en utilisant ses canaux de communication habituels, pour obtenir la libération de Gauthier et de Laurent", a précisé M. Duvillard.

Quant à la suspension "temporaire des activités" du CICR au Darfour Ouest et dans l'est du Tchad, M. Duvillard a précisé: "nous sommes profondément inquiets pour les populations touchées par les conflits armés: ce sont elles, évidemment, qui vont subir les conséquences de l'interruption soudaine des activités du CICR (...), le CICR s'efforce de faire parvenir une aide vitale aux personnes qui en ont besoin", avec la collaboration d'autres organismes.

"Mais cet objectif ne pourra être atteint que si le personnel humanitaire est respecté", a ajouté le responsable du CICR.

AFP

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