Omar el-Béchir a quitté le Tchad

Publié le par Waldar

Le président soudanais Omar el-Béchir a quitté cet après-midi N'Djamena, où il participé au sommet de la Communauté des Etats sahélo-sahariens (Cen-Sad), a appris l'AFP auprès du protocole d'Etat tchadien.

L'avion de M. Béchir a décollé vers 16H00 locales (15H00 GMT) pour le Soudan, alors que les participants au sommet de la Cen-Sad observaient une pause de leurs travaux. L'heure de la reprise n'a pas été communiquée.

Avant de quitter N'Djamena, M. Béchir a eu un entretien en tête à tête avec son homologue tchadien Idriss Deby Itno. Les deux hommes s'étaient déjà entretenus à l'arrivée du Soudanais, mercredi après-midi.

A N'Djamena, Omar el-Béchir a habité la villa d'Idriss Deby, à proximité de l'aéroport, et il a bénéficié d'une impressionnante protection sécuritaire. En dehors du dispositif déployé par le Tchad, il était surveillé par plusieurs dizaines d'agents soudanais des forces de défense et de sécurité, en tenue et en civil, a constaté un journaliste de l'AFP.

Le Tchad et le Soudan ont amorcé en janvier un réchauffement politique matérialisé notamment par un accord de "normalisation" de leurs relations après cinq ans de guerre par rébellions interposées. Ils ont aussi déployé depuis six mois une force mixte de 3.000 hommes pour sécuriser leurs frontières.

En février, M. Deby avait effectué à Khartoum une visite jugée historique, lors de laquelle les deux dirigeants ont publiquement annoncé avoir enterré la hache de guerre.

Dans le sillage de ce rapprochement, N'Djamena a rejeté les multiples appels à l'arrestation du président Béchir en territoire tchadien en vertu de deux mandats d'arrêt émis contre lui par la Cour pénale internationale (CPI) que le Tchad reconnaît pourtant.

La CPI recherche M. Béchir pour crimes de guerre, crimes contre l'humanité et génocide au Darfour (ouest du Soudan), région frontalière de l'est Tchadien en proie à une guerre civile depuis sept ans.

Le conflit au Darfour a fait 300.000 morts selon les estimations de l'ONU, 10.000 d'après Khartoum.

 

la figaro

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