Sommet Cemac: des dysfonctionnements "persistent" au sein de la BEAC

Publié le par Waldar

BRAZZAVILLE - Des dysfonctionnements "persistent au sein de la BEAC (Banque des Etats de l'Afrique centrale)" ont souligné les chefs d'Etat lors sommet extraordinaire des six pays de la Communauté économique et monétaire de l'Afrique centrale (Cemac), qui s'est ouvert lundi à Brazzaville.

"Après la nomination du nouveau gouverneur, la conférence (des chefs d'Etat) a constaté la persistance des dysfonctionnements au sein de l'institution d'émission (BEAC)", indique un communiqué sanctionnant les travaux de la session extraordinaire des présidents.

"Pour y remédier et sauvegarder le bon fonctionnement la conférence a décidé de prendre des mesures individuelles", notamment avec de nouvelles nominations, ajoute le texte.

Le Congolais Daniel Ngassiki a par exemple été désigné secrétaire général de la BEAC. En janvier lors de la conférence de Bangui, les chefs d'Etat avaient déjà nommé un nouveau directeur en la personne de l'Equato-guinéen Lucas Abaga Nchama.

Lors de l'ouverture du sommet le président congolais Denis Sassou Nguesso avait estimé que "la BEAC, considérée comme poumon et souffle économique monétaire, a connu des soubresauts, des tribulations qui l'ont fragilisée et discréditée".

"Aujourd'hui nous devons aller plus loin dans notre volonté partagée d'assainir le climat général au sein de la BEAC pour que notre effort collectif ne soit pas compromis", a-t-il lancé.

Selon un rapport publié fin octobre, 25 millions d'euros normalement dédiés au fonctionnement d'une succursale de la BEAC à Paris ont été détournés par des employés entre 2004 et 2009.

Le sommet qui réunit outre M. Sassou Nguesso, les présidents camerounais Paul Biya, centrafricain François Bozizé, équato-guinéen Teodoro Obiang Nguema, gabonais Ali Bongo Ondimba et tchadien Idriss Déby Itno, a également décidé "de l'uniformisation de la durée des mandats à cinq ans (à la tête des institutions) à l'exception de la BEAC", selon le même communiqué.

Les chefs d'Etat ont aussi abordé le thème de Air Cemac: "Le processus de sa création évolue, notamment avec le contact pris avec le partenaire stratégique South African Airways (SAA)", a expliqué le président de la Commission de la Cemac, Antoine Nsimi, précisant que Brazzaville en serait le siège.

Quant au passeport Cemac dont les pays étudient la mise en place, M. Sassou Nguesso a estimé: "Il faut prendre des mesures de sauvegarde, il ne faudrait pas que les criminels profitent de ce passeport",

Lors de son discours d'ouverture, M. Sassou Nguesso a aussi salué la mise en place en avril à Malabo du parlement communautaire qui, a, entre autres, vocations de "promouvoir l'intégration et le dialogue entre les peuples, la démocratie participative, l'Etat de droit, les libertés et les droits fondamentaux en Afrique centrale".

"Des efforts réitérés et persévérants sont à la mesure de notre volonté affirmée de construire en Afrique centrale une communauté forte, viable et solidaire", a-t-il estimé

 

romandie

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