Tchad : De plus en plus des victimes de braquages des engins à deux roues

Publié le par Waldar

 

Le souci du gouvernement d’assurer la sécurité aux citoyens est aujourd’hui compromis par la résurgence de l’insécurité à N’Djaména. Des victimes de braquages des engins à deux roues, plus particulièrement les motos Honda, sont chaque jour enregistrées. N’Djaména connaît ces derniers temps une recrudescence de braquages. Le  phénomène de braquage des motos, en particulier, refait bonnement surface dans les quartiers de la capitale tchadienne.Par Mahamat Gamougane, journaliste de La Voix.
 
Jeudi 6 mai, Jonas Narmi, soudeur de son état, âgé de 34 ans, a été froidement abattu par deux hommes non identifiés, aux environs de 23H devant son domicile au quartier Abena. C’est au moment où il rentrait à bord d’une moto Honda. Après leur forfait, les malfrats ont allègrement emporté la moto. Lundi 10 mai, aux environs de 22h au quartier Paris Congo, un homme allait se faire arracher sa moto par deux malfrats, eux aussi à bord d’une moto. La victime qui, a tenté, dans un premier temps de tenir tête aux braqueurs, a été tenu au respect par un pistolet. Malgré cela, ils lui ont tiré dessus mais la balle a fauché une fille qui se trouvait à quelques mètres des lieux. Elle en était, ainsi, une victime collatérale. Les malfrats ont ensuite assené plusieurs coups de poignard à cet homme avant de l’abandonner dans un bain de sang et cela, par la grâce du phare d’une voiture de passage.
Ces exemples illustrent le phénomène d’insécurité qui sévit dans notre ville. Les personnes et leurs biens ne sont pas protégés comme dispose la Constitution. A la tombée de la nuit, une peur bleue s’installe en tous ceux qui trainent le pas avec leurs motos, surtout de marque Honda. Cette marque est très prisée par les braqueurs car elle coûte chère. Certains usagers ont même décidé de ne pas sortir la nuit à bord de leur moto parce que le risque de se la faire arracher est grand. « Quand la nuit tombe je préfère faire les cent pas à pied plutôt que de me faire arracher ma moto », témoigne Ngardoum, un jeune au quartier Atrone. Même si ces individus opèrent beaucoup plus dans les quartiers reculés, ils font aussi des victimes au centre ville. Le plus souvent, ils suivent de près leurs victimes dans leurs déplacements. Ces individus armés, agissent au nez et à la barbe des agents de l’ordre et d’autres citoyens impuissants. 

Les patrouilles de police sillonnent chaque nuit les quartiers de N’Djaména mais, bien curieux, ils parviennent à mettre la main sur ces goujats que par compte-gouttes.   

Le gouvernement semble déployer aujourd’hui d’énormes moyens pour assurer aux hommes la quiétude et protéger ainsi leurs biens mais, ses efforts semblent être de la peine perdue. Chaque jour les citoyens sont menacés à mort et leurs biens sont convoités par des individus qui passent leur temps à peigner la girafe mais qui ont des ambitions démesurées. Peut être que les stratégies mises sur pied pour contrecarrer les actions de ces individus de mauvaise intention qui tuent et volent des paisibles autres, ne sont pas encore bien efficaces. Faudra-t-il les revoir ? Seule la police à travers le ministère de l’intérieur et de la sécurité, peut trouver une réponse à cette interrogation. Les autorités en charge de la sécurité sont vivement interpellées pour assurer et garantir aux citoyens la tranquillité dans leur vie. Une chose est sûre ; ces autorités veulent bien enrayer ce genre de phénomène mais elles ne se sont pas encore assez donné les moyens de le faire. La décision salutaire viendra peut-être d’un plus haut niveau.  

Mahamat Gamougane

 

 

la voix

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