Tchad : Des conditions d’abattages impropres

Publié le par Waldar

Tchad : Des conditions d’abattages impropres

 

Les aires d’abattages publics de la ville de N’djamena, en particulier celui du quartier de Wallia dans le 10e arrondissement laisse à désirer. Tsé, tsé, tsé, c’est le bourdonné des mouches, de « l’abattoir » public de wallia, accompagné d’une odeur nauséabonde des déchets.Tel est l’atmosphère du secteur où se trouve ledit « abattoir » de ce quartier. Un hangar de 10 mètre sur 9 environs, avec deux robinets qui permettent de laver les quartiers de viande et cinq inspecteurs vétérinaires, qui sont chargé de consulter les animaux avant leur abattage.
 
Le chef de poste de Wallia, Ngeuli qui joue le rôle de superviseur et en fin un contrôleur (agent de la mairie), qui est chargé de relever les taxes, 500 franc CFA pour les bœufs et 300 franc CFA pour les chèvres.
 
Cet aire d’abattage de wallia, est une initiative des bouchers des quartiers Habbena, Amtoukougne, Dembé, Wallia pour leur faciliter la distance car, et l’abattage, l’abattoir frigorifique de Farcha est très loin et l’attente est longue explique un boucher.
 
Selon, l’inspecteur vétérinaire Jonas Djigamnayel « les bœufs qu’on abat ici sont d’une parfaite santé ». Cependant, il est contredit par collègue Abderamane Moustapha, «  les bœufs sont très maigres, dû au manque de pâturage et leur état de santé laisse à désirer. D’ailleurspoursuit-il, le structure est mal construit, car il n’y a pas de fosse pour enterrer ou bruler les déchets. » Les bœufs sont abattu à même le plancher. Malgré ces conditions, l’inspecteur vétérinaire soutient qu’il n’y a aucun danger pour le consommateur car les animaux sont examinés la veille.Les déchets et fœtus sont jetés au bord du fleuve Chari, ou directement dans l’eau rendant ainsi l’eau polluante. La population riveraine ramasse les fœtus jetés pour en faire de la soupe et vendre le soir, dans les restaurants au bord de la route, appelés communément «  tourne dos ».
 
Madjiadoum Allasra un jeune riverain deplore cette situation« Mais c’est de n’importe quoi ici, nous arrivons plus à nous baignés dans l’eau, du fait que l’eau est polluer par les dechets, même l’air est insupportable, surtout au mois de mars et les saisons pluvieuses, tout le quartier pu ».Les carcasses d’animaux sont transportées dans des vieux sacs mal fermés et tachetés de sang à bord des portes-tout, motos vers les marchésde Dembé, Amtoukougne, Habbena, Wallia. Selon Hassan Djimet Ramat,agent municipal, une aide a été promise par les autorités notamment en ce qui concerne l’aménagement de l’axe menant à l’aire d’abattage. Celui ci est enclavé.
 
Dionkain Mallory
LA VOIX

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