Tchad: l'insécurité est montée d'un cran avec l'attaque d'un convoi de la Minurcat

Publié le par Waldar

 L'insécurité dans l'est du Tchad est montée d'un cran avec l'attaque dimanche d'un convoi de la mission des Nations unies dans le pays (Minurcat) qui était pourtant escorté, a estimé mardi l'ONU, s'inquiétant pour l'assistance à venir de milliers d'habitants.

"La situation continue de se détériorer de plus en plus" dans l'est du Tchad où "les Nations unies et leurs partenaires des ONG assistent plus d'un demi-million de personnes réfugiées ou déplacées", a expliqué la porte-parole du Bureau de coordination des Affaires humanitaires de l'ONU (Ocha) Elisabeth Byrs.

Avec l'attaque du convoi de la Mission des Nations unies au Tchad et en Centrafrique, "on a franchi un nouveau cran dans l'insécurité", a-t-elle ajouté.

Un groupe d'hommes armés a attaqué dimanche un convoi logistique de la Minurcat sur la route menant de Goz Beïda à Koukou Angarana, un "axe extrêmement dangereux", selon Mme Byrs. Un officier tchadien a été blessé lors d'un échange de tirs.

Ce convoi était pourtant escorté d'une patrouille du Détachement intégré de sécurité (DIS), composé de gendarmes et de policiers tchadiens formés par l'ONU pour veiller sur les camps de réfugiés et dont un membre a été blessé au cours de l'attaque, a-t-elle précisé.

"On a franchi encore une étape puisque maintenant les actes de banditisme ne s'en prennent pas seulement aux convois normaux non escortés mais aussi à des convois escortés par des hommes armés", a-t-elle insisté.

Selon la porte-parole, il s'agit du deuxième incident de la sorte en moins d'un mois, après une première attaque le 30 novembre d'un convoi du Programme alimentaire mondial (PAM), du Haut commissariat de l'ONU pour les réfugiés (HCR) et de la Minurcat sur l'axe Farchana - Hajer Hadid.

"Cette situation constitue une grave violation de la protection des humanitaires et des civils et représente un sérieux handicap pour la distribution de l'assistance humanitaire" dans les semaines à venir, a prévenu Mme Byrs.

AFP

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