Tchad: le Comité de suivi veut revoir l'augmentation du nombre de députés

Publié le par Waldar

'DJAMENA — Le comité de suivi de l?accord politique du 13 août 2007, qui intègre les représentants à fois de l'opposition et du pouvoir au Tchad, a proposé au gouvernement de revoir sa copie sur l'augmentation prévue du nombre de députés à l'Assemblée nationale, a-t-on appris mardi.

Le comité de suivi propose 183 députés "au lieu de 186 comme le propose le gouvernement", selon sa proposition parvenue à l'AFP.

"La nouvelle proposition corrige les inégalités entre les régions vastes mais sous-peuplées et les régions moins étendues et très peuplées", a expliqué lundi le rapporteur du comité de suivi Salibou Garba. Selon Ali Golhor, député de l?opposition et membre du comité de suivi, "la proposition du gouvernement n?accordait que 71 députés au sud, plus peuplé, contre 117 au nord", ajoutant que "c?est contraire à l?esprit de la majorité".

Par exemple, les trois régions de l?extrême nord, le Borkou, l?Ennedi et le Tibesti avaient 12 députés pour 217.000 habitants contre la capitale N?Djamena qui a dix députés pour une population 988.000 habitants.

Début juillet, le gouvernement a proposé un projet de loi, qui sera débattu à l'Assemblée nationale le 19 août, pour faire passer le nombre de députés de 155 actuellement à 188. Il veut tenir "compte du poids démographique de chaque circonscription électorale" et de "réduire le déséquilibre national" par des correctifs en faveur des départements très étendus et peu peuplés, selon un communiqué gouvernemental.

Cette réforme a été vivement critiquée par la Coordination des partis politiques pour la défense de la Constitution (CPDC), principale coalition de l'opposition tchadienne, qui a affirmé que le projet "a été préparé à la sauvette". Selon elle, le texte ne prend pas en compte les avis du comité de suivi de l'accord politique du 13 août 2007.

La CPDC interpelle les députés "sur leur responsabilité quand ils auront à débattre de ce projet de loi organique", et affirme qu'"elle ne saurait accepter qu'une loi aussi importante soit imposée par un passage en force".

 

 

 

 

AFP

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