Tchad : Les dirigeants du Sahel réfléchissent sur l'eau et la faim

Publié le par Waldar

Les chefs d’Etat ou représentants des neuf pays sahéliens sont réunis dès ce 25 mars dans la capitale tchadienne pour le sommet du Comité permanent inter-Etats de lutte contre la sécheresse dans le Sahel (Cilss).

La sécheresse dans les pays du Sahel, due à l'affaiblissement de la mousson dans cette région, a durablement désorganisé la vie des habitants d'Afrique de l'Ouest, modifié les paysages et fragilisé l'agriculture et la société rurale et en partie due au réchauffement des eaux du golfe de Guinée et à la déforestation de certain pays de la côte, cette sécheresse a connu une ampleur unique au 20e siècle.

Le sommet sera marqué notamment par la signature d'un accord «partenarial d'adhésion» de bailleurs et l'installation d'une coalition mondiale «Maîtriser l'eau pour faire reculer la faim au Sahel», a indiqué une source anonyme.

L'idée de cette coalition a été adoptée en 2004 à Nouakchott. L'objectif est de mobiliser les compétences et les ressources financières pour faire de la maîtrise de l'eau une priorité stratégique de première importance afin de réduire la vulnérabilité structurelle dans la région.

Déjà, en 2006, dans un rapport technique final, l'organisation avait conclu que «la maîtrise de l'eau est la clé du problème sahélien, parce que cette région souffre moins d'un manque de disponibilité absolue de la ressource en eau que de sa mauvaise distribution dans le temps et dans l'espace, et de la grande imprévisibilité dans cette distribution».

Il faut dire que cette rencontre coïncide avec un réel débat sur la problématique du manque d'eau et de son incidence sur l'agriculture et l'élevage dans le Sahel. Car trois jours avant le sommet des pays membres du CILSS, les éleveurs ouest-africains ont lancé un cri de détresse pour alerter les différents gouvernements face à la famine et la sécheresse qui menacent les hommes et leur bétail.

En raison de déficits de production prononcés, la situation alimentaire s'annonce très critique dans la bande sahélienne du Niger et de l'ouest du Tchad, relève la dernière note d'information sur la sécurité alimentaire (Nisa) du Cilss publiée courant mars.

Selon elle, environ 2,7 millions de personnes sont dans une situation de vulnérabilité et environ 5,1 millions en état de vulnérabilité modérée au Niger. Au Tchad, près de deux millions de personnes affectées auraient besoin d'une assistance alimentaire ou non alimentaire au cours de l'année 2010.

Le CILSS est une organisation internationale regroupant les pays sahéliens. Créé le 12 septembre 1973 suite aux sècheresses de 1968 et 1973, son objectif consiste à la mobilisation des populations sahéliennes et de la communauté internationale autour de l'aide d'urgence et de la mise en œuvre des programmes dans différents domaines : agriculture pluviale et irriguée, hydraulique, environnement, transport, communication. En 1995, il a recentré ses activités autour notamment de la sécurité alimentaire et de la gestion des ressources naturelles.

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