Tchad : trois opposants appellent au boycott de la présidentielle

Publié le par Waldar

 

 

Le président tchadien, Idriss Déby, le 23 octobre 2010 à Montreux (Suisse), lors du 13e Sommet de la Francophonie.

Les trois principaux opposants au président tchadien, Idriss Deby Itno, Saleh Kebzabo, Wadal Abdelkader Kamougué et Ngarlejy Yorongar ont annoncé, mardi 22 mars, qu'ils suspendaient leur participation à la présidentielle et appellent au boycott du scrutin du 24 avril.

Les cinq candidats concourant face au président Deby, MM. Kebzabo, Kamougué, Yorongar, ainsi que le ministre Albert Pahimi Padacké et l'avocat opposant Nadji Madou, président de l'Alliance socialiste pour un renouveau intégral (ASRI), avaient posé des conditions à leur participation au premier tour. S'appuyant sur le déroulement de législatives, ils exigeaient de nouvelles cartes d'électeur, l'impression de bulletins de vote numérisés et sécurisés, la sécurisation du matériel de vote et de son acheminement, le réaménagement de la commission électorale et le respect par les autorités des dispositions relatives au trafic d'influence et à l'utilisation du symbole des biens de l'Etat.

LES TROIS PRINCIPAUX OPPOSANTS CRITIQUENT LE PROCESSUS

M. Kebzabo représentait l'Union nationale pour la démocratie et le renouveau (UNDR), principal parti d'opposition, avec neuf sièges, selon les résultats des législatives validés ce mardi par le Conseil constitutionnel et très critiqués par l'opposition. M. Wadal Abdelkader Kamougué, plusieurs fois ministre, était le candidat de l'Union pour le renouveau et la démocratie (URD), qui a obtenu sept sièges aux législatives alors que le parti de M. Yorongar, la Fédération action pour la République (FAR), en a obtenu quatre, loin derrière les cent treize sièges, sur cent quatre-vingt-huit que compte l'Assemblée, obtenus par la Mouvement patriotique du salut (MPS) du président Deby.

"MM. Saleh Kebzabo, Kamougue Abdelkader et Yorongar Ngarlejy, ont décidé, en toute responsabilité, de suspendre leur participation à l'élection présidentielle du 24 avril 2011. Ce faisant, ils demandent solennellement à leurs compatriotes de ne pas se rendre aux urnes pour avaliser cette grande mascarade électorale, si cette décision devait être maintenue", a annoncé M. Kebzabo à N'Djamena en présence de MM. Kamougué et Yorongar

 

 

 

 

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