Tchad : Un enseignement en baisse

Publié le par Waldar

 

En 50 ans d’indépendance, l’enseignement au Tchad semble décroître au fil des années. Grèves, baisse de niveau, corruption, favoritisme en sont les grands maux. La Situation à l’université de N’djamena est le reflet du mal être de l’enseignement au Tchad après 50 ans d’indépendance.
 
En effet les multiples années blanches se succèdent. Il y’a un manque criard d’infrastructure, d’enseignants et même de documentations. Interrogé sur le système d’enseignement François étudiant en Lettres Modernes réponds tout simplement « rien ne marche dans cette université, il y’a grève sur grève. Si c’est pas nous les étudiants, ce sont nos enseignants, franchement la situation ne s’améliore pas ». Ce témoignage montre combien de fois, le Tchad n’a pas fourni assez d’effort en matière d’enseignement supérieur. Certes de nouvelles universités et instituts sont crées à l’intérieur du pays mais les insuffisances persistent. Pour preuve, il faut juste voir le grand nombre d’étudiants tchadiens qui sont dans les pays voisins. Un étudiant tchadien à l’université de Ngaounderé au Cameroun affirme que «  nous sommes tellement nombreux là-bas que nos camarades camerounais nous demandent parfois s’il n’y a pas d’université au Tchad. » Les installations sont devenues vétustes et il y a un surnombre dans les amphithéâtres qui de surcroît ne sont pas sonorisés. Les étudiants faute de mieux sont obligés de rester dans cette atmosphère. Rare sont ceux qui obtiennent leur licence au bout de trois années d’études car il faut au minimum trois. L’espoir des étudiants repose sur l’université de Toukra en construction car tout le monde n’a pas la possibilité de se faire inscrire dans les instituts d’enseignement nouvellement crées.
 
Le système décroît
 
Dans l’enseignement secondaire, de nouvelles écoles sont crées mais il se pose un problème d’enseignants. Un professeur de français du lycée Félix Eboué affirme que le système éducatif au Tchad est en déphasage par rapport aux autres pays qui adaptent leur système avec l’évolution. Toujours selon cet enseignant, les reformes opérées sont difficile à mettre en œuvre. Il  en exemple le cas deux nouveaux romans inscrit au programme, La République à vendre et Le candidat au paradis refoulé. Ces livres n’ont pas bénéficié d’une étude critique donc les enseignants ne peuvent pas vraiment les exploiter. Dans ces conditions, la baisse de niveau est une conséquence logique de ces mauvaises pratiques. L’enseignant pour suit encore que la descente au enfers de l’enseignement au Tchad a démarré avec la guerre civile de 1979, « depuis ce malheureux événement, nous n’avons plus retrouver nos marques. Avant il y avait de la rigueur et ceux qui nous tenaient étaient bien formés et savaient transmettre les connaissances. Mais aujourd’hui on prend des gens sorti de l’université sans formation professionnelle pour éduquer les enfants, vous voulez arrivez à quels résultats si ce n’est la catastrophe »
 
Yves-Daniel Adoum
la voix
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